Aller au contenu principal

Comprendre le recul des ventes de produits bio en 5 questions

Pourquoi les ventes de bio reculent-elles ? Y-a-t-il encore des perspectives ? Autant de questions à laquelle la dernière étude de Nielsen permet de commencer à répondre.

© Virginie Pinson

Le chiffre d’affaires des produits bio en GMS a chuté de 5 ,3 % an cumul sur les 28 premières semaines de l’année. Les grandes surfaces spécialisées ont vu leurs ventes fondre de 16 % sur la période, toujours selon Nielsen qui pointe qu’alors que le bio pesait pour 5,1 % des ventes des PGC-FLS en 2020, il ne pèse plus que 4,9 % sur la période considérée de 2022. En drive, les ventes chutent de 10,4 % en valeur, ce qui correspond au quart des pertes du bio. Les foyers aisés stabilisent leurs achats de bio pour la première fois, alors que la croissance avait toujours été de mise.

Voir notre dossier : Coup de froid sur le bio

Pourquoi le bio recule-t-il ?

  • Reprise de la consommation hors domicile après la période Covid
  • Ralentissement inédit de l’offre en magasin
  • Concurrence de nouvelles alternatives
  • Prix dissuasif face à l’inflation

Nielsen calcule qu’un panier bio peut couter 45 % plus cher qu’un panier conventionnel et rapporte que 54 % des Français trouvent le bio trop cher.

Quelles sont les produits bios qui voient leurs ventes le plus chuter ?

40 % du recul du bio est lié aux mauvaises performances de dix produits phares : lait, œufs, biscuits, chocolat.

Qui réduit sa consommation de produits bio ?

Ce sont les familles nombreuses (5 personnes et plus) qui réduisent le plus leurs achats de produits bio, avec un recul de 14 % en valeur en cumul annuel mobile à P8. Les foyers de 4 personnes réduisent leurs dépenses de 5 %, les moins de 35 ans de 4 %. La campagne résiste mieux que la ville puisque la baisse est nette dans les villes de plus de 200 000 habitants (-7 %) mais moins sensible en zone rurale (-25 %). Enfin les seniors sont résilients face à la crise puisque leurs dépenses progressent de 4 %.

Quelles sont les catégories bio qui résistent ?

Certaines familles de produits sont encore en croissance, ainsi les ventes de café bio ont progressé tous les ans depuis2018 et ont gagné 51 millions d’euros en 3 ans. Même chose pour les petits pots bébé (+29 millions d’euros depuis 2019).

Nielsen préconise de développer l’offre bio de

  • café,
  • aliment infantile,
  • bière,
  • compote,
  • miels,
  • chocolats en tablettes,

mais au contraire de réduire les

  • conserves de légumes
  • pâtes alimentaires
  • potages
  • céréales à cuire
  • sauces chaudes
  • produits apéritifs
  • farines

Quelles pistes pour le bio ?

Nielsen estime qu’il y a deux voies pour le bio. Une offre peu différenciante à un prix accessible par rapport au standard, qui permet d’écouler des volumes et une proposition très différenciée qui légitime un écart de prix important.

Vous pouvez télécharger l'étude ci dessous :

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

dindes dans un pré
Volaille : les mentions « Fermier, élevé en plein air » et « Fermier, élevé en liberté » restent protégées par l’UE

La Commission européenne publie la mise à jour de ses normes de commercialisation de la volaille et du foie gras, qui renforce…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio