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Les Mousquetaires s’ancre davantage dans la pêche responsable

Agromousquetaires s’est engagé à faire évoluer ses pratiques de pêches et de transformation vers plus de durabilité d’ici à 2025.

Yves Audo, président d'Agromousquetaires.
© DR

Le groupement Agromousquetaires (4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017) poursuit son plan de progrès qui l’amènera vers une pêche plus durable d’ici à 2025 en traitant de manière globale l’ensemble des enjeux de sa filière mer. Le pôle alimentaire des Mousquetaires va investir 50 millions d’euros sur dix ans afin d’opérer la transformation de ses vingt-trois navires, la modification de ses cahiers des charges et la diversification de ses activités. « L’intégration de notre outil industriel, et notre modèle unique de producteurs et commerçants responsables, nous assure la maîtrise de la provenance, de la qualité et de la traçabilité de nos produits. Cela nous permet aussi de faire évoluer nos pratiques et les cahiers des charges de nos approvisionnements », déclare Yves Audo, président d’Agromousquetaires.

Le groupe s’engage notamment contre la pêche électrique, souhaite développer des techniques de pêche plus sélective grâce à de nouveaux filets qui laissent passer les espèces non désirées, ou encore bannir la pêche en zones libérées des glaces en Arctique. La conception du nouveau navire L’Île de La Réunion II, capable d’accueillir un équipage de 45 personnes, vient illustrer ce plan de progrès. Construit pour pratiquer une pêche plus responsable, « il est notamment équipé d’un moonpool, un système qui renforce la sécurité pour l’équipage tout en protégeant les oiseaux attirés par les appâts », précise Katia Picard, responsable de la communication institutionnelle et médias sociaux des Mousquetaires. Le navire dispose également de deux cuves de 50 m3 pour conserver à bord l’ensemble de la pêche, avec un objectif de zéro rejet. Baptisé le 7 novembre à l’île de la Réunion, il naviguera sur les eaux des terres australes et antarctiques françaises.

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