Négociations commerciales : des discussions « au cas par cas » plutôt qu’une réouverture
Pas de réouverture des négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, mais des discussions, c’est la conclusion du comité de suivi. Nombreux sont les acteurs de l’amont à avoir demandé une réouverture, la guerre au Moyen-Orient entraînant une hausse des prix du transport et des emballages notamment.
Pas de réouverture des négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, mais des discussions, c’est la conclusion du comité de suivi. Nombreux sont les acteurs de l’amont à avoir demandé une réouverture, la guerre au Moyen-Orient entraînant une hausse des prix du transport et des emballages notamment.
Avec Agra
Les négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs pourraient donner lieu à des « discussions au cas par cas », plutôt qu’à une réouverture en bonne et due forme, pour répercuter les hausses de coûts (énergie, emballages, carburant, engrais...) entraînées par la guerre au Moyen-Orient.
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C’est ce qui est ressorti de la réunion tenue le 11 mai par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard et le ministre du Commerce Serge Papin pour « faire le point sur les hausses de certaines charges » avec les représentants des agriculteurs, des industriels et des distributeurs.
La crise au Proche et au Moyen-Orient fait peser de nouvelles tensions sur toute notre chaîne alimentaire.
J’ai réuni aujourd’hui avec @SergePapin_rf les représentants du monde agricole, des industriels et transformateurs, ainsi que des distributeurs, pour faire le point et…— Annie Genevard (@AnnieGenevard) May 11, 2026
Hausse des coûts de production pour l’alimentaire
92 % des entreprises adhérentes de Pact’Alim (PME et ETI alimentaires) font état de hausses de coûts, notamment pour le transport (+11 % pour le transport routier, +13 % pour le transport maritime). Elles communiquent aussi des hausses de 22 % pour le gaz, 11 % pour l’électricité, et 19 % pour le plastique.
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Répercuter les hausses de prix
Les transformateurs veulent également « des ajustements sur un certain nombre de produits », comme l’a déclaré Jean-Luc Duval, vice-président de la Coopération agricole, ou encore Jean-François Loiseau, président de l'Aania (industriels agroalimentaires), qui a indiqué : « Il ne s'agit pas de négocier mais de répercuter les hausses subies ». Jérôme Foucault, président de Pact’Alim, juge « urgent que les industriels puissent répercuter leurs hausses de coûts » et le syndicat insiste sur les contrats de fabrication de produits à marque distributeurs, qui ne « peuvent rester déconnectés de la réalité économique ».
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Tandis que Léonard Prunier (Feef) insiste sur la mise en place du tarif fournisseurs révisable pour les PME et ETI comme solution à la crise actuelle. Une cellule de crise a été mise en place au ministère du Commerce pour faire remonter les difficultés que pourraient rencontrer les parties prenantes.