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Épicerie
Miel : la grande distribution perd du terrain

Les ventes de miel en grande distribution ont reculé en 2019, en partie à cause d’une baisse du nombre de foyers acheteurs, décrypte FranceAgriMer.

14 150 t de miel ont été vendues en hypers et supermarchés en 2019. © Marie-Annick Carré
14 150 t de miel ont été vendues en hypers et supermarchés en 2019.
© Marie-Annick Carré

La grande distribution est le principal circuit de commercialisation du miel en France, pour un chiffre d’affaires de 154,3 millions d’euros en 2019, selon les données de Nielsen rapportées dans une synthèse de FranceAgriMer. Ce sont près de 14 150 tonnes de miel qui ont été vendues en hypers et supermarchés en 2019, soit 3 % de moins qu’un an plus tôt. La baisse a été un peu plus forte en hypermarchés, reflet d’une tendance générale des Français à fréquenter un peu moins ce circuit. Ils sont 77 % des acheteurs de miel à choisir la GMS pour leurs achats, 31 % d’entre eux à s’approvisionner directement auprès des apiculteurs et 21 % à le faire sur les salons, foires et marchés.

Seulement 43 % de miel français

Le miel liquide reste la catégorie la plus vendue, et a réussi à maintenir ses ventes en 2019 (7 920 tonnes). En revanche, les miels solides et crémeux (6 085 t) ont perdu du terrain, reculant de 5 %. L’écart entre les deux catégories se creuse année après année. Le prix moyen de vente du miel en hypers et supermarchés était de 11,09 €/kg en 2019, c’est 1,4 % de plus qu’en 2018. Pour autant, les ventes ont reculé en valeur de 1,1 % en hypers et 1,2 % en supers. Le miel toutes fleurs domine le marché, avec 11 604 tonnes vendues dans la grande distribution, c’est néanmoins 3 % de moins qu’un an plus tôt. Loin derrière, le miel d’acacia est la deuxième miellée en matière de ventes. Il ne représente que 1 507 tonnes, mais progresse de 1 % en volume et 5 % en valeur. La majorité des ventes se fait sous forme de pots de 500 g.

Parmi ces ventes de la grande distribution, seules 6 220 tonnes sont françaises, soit 43 % du total. Mais l’origine France a progressé tant en volume (+2 %) qu’en valeur (+4 %). La catégorie des miels étrangers recule de 9 %, mais domine toujours le marché des hypers et supers (9 100 t).

Les ventes des autres produits de la ruche (miel et ginseng, miel et propolis, pollen, gelée royale pure, gelée royale et miel) représentaient 445 tonnes dans la GMS (-15 %) pour 9,6 millions d’euros (-15 %).

4 foyers sur 10 acheteurs de miel

En 2019, 11,2 millions de foyers français ont acheté au moins une fois du miel, soit 39,7 % d’entre eux, selon une étude Nielsen commandée par FranceAgriMer. Le taux de pénétration a néanmoins baissé de 4,5 % depuis 2016. Les acheteurs types de miel sont plutôt âgés (38 % ont plus de 65 ans) et 43 % d’entre eux habitent une grande ville ou Paris. Pour 60 % des consommateurs, le miel est utilisé au petit-déjeuner. Les acheteurs sont connaisseurs du produit, puisque 89 % connaissent les différentes textures et 70 % connaissent les origines florales. L’origine France est un critère « très important » pour 56 % des consommateurs, tandis que le prix n’est jugé « très important » que par 23 % des acheteurs (ils sont tout de même 59 % à le considérer comme « plutôt important »). Ils sont 42 % à l’acheter parce qu’ils l’apprécient et 15 % pour une occasion particulière, notamment lorsqu’ils tombent malades.

 

 

Lire aussi :

Miel : baisse de 40 % de la production européenne en 2020

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