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L’Union européenne abat davantage de volaille

La production de volaille dans l’Union européenne est en hausse au premier semestre 2024 dans le sillage de la consommation. L’importation recule.

Elevage de poulets dans le Sud-Ouest. Volailles de chair.
La production de volaille reprend dans l'UE en 2024 après la crise de la grippe aviaire
© Pascal Le Douarin

Les abattages de volaille ont augmenté dans l’Union européenne (UE) de 4,7 % au premier semestre 2024 sur un an d’après la Commission européenne. C’est particulièrement vrai en France (+ 116 000 tonnes, + 15,9 %) et en Hongrie (+ 34 000 tonnes, + 13,9 %), des hausses à relativiser puisque la production y avait souffert de la grippe aviaire. La Suède, les Pays-Bas et la Lituanie n’ont pas marqué de hausse de production. La Commission s’attend à un bond de production de 4 % au total cette année comparé à 2023. Cependant, la hausse pourrait être moins prononcée en 2025 (+0,9 %) en raison d’une demande globale plus stable. A noter que toutes ces prévisions restent incertaines et dépendantes du contexte sanitaire. 

Lire aussi : « Construire 400 poulaillers sur cinq ans pour reconquérir 20 % des importations » 

Recul des importations de volaille dans l’UE

Autre signal au vert, le léger recul des importations de volaille au premier semestre 2024 sur un an, de 4,5 %. Les achats communautaires ont baissé depuis l’Ukraine (-12 %), le Brésil (-12 %) et la Thaïlande (-11%). En revanche, ils ont explosé depuis le Royaume-Uni (+32 %). La Commission table sur une baisse de 0,5 % des importations pour l’ensemble de l’année. 

Lire aussi : Volaille : Comment, malgré les quotas, l’Ukraine continue d’exporter vers l’UE

Belle progression à l’export 

Les exportations de volailles ont augmenté au premier semestre 2024 sur un an de 11 %. Les hausses les plus prononcées concernent les Philippines (+ 33170 tonnes), le Vietnam (+ 10 800 tonnes), la République démocratique du Congo (+ 9 190 tonnes) le Royaume-Uni ( + 7 600 tonnes) et l’Arabie Saoudite (+ 7 200 tonnes). À noter, les envois vers l’Ukraine ont reculé de 12 540 tonnes au même moment. La Commission prévoit pour l’année une hausse des exportations totales de seulement 3 % sur un an.

La consommation de volaille tonique en 2024

Du côté de la consommation de volaille, après une croissance de 3,5 % en 2024, soit un kilo de plus par habitant; la Commission table sur une stabilisation en 2025 (+06 %).

 

 

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