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Aviculture
L’œuf reste cher bien qu’en baisse

Si les prix des œufs sont redescendus de leurs sommets historiques ces dernières semaines, ils n’en restent pas moins très élevés pour la période.

La Tendance nationale officieuse de l’œuf tout-venant destiné à l’industrie a chuté de 44,2 % ces deux derniers mois. Celle des œufs calibrés a perdu 16 %. En cause, en premier lieu, le ralentissement saisonnier du commerce. L’offre s’est avérée plus fournie, entre les retards d’enlèvement accumulés pendant les fêtes de fin d’année et les méventes liées à la baisse de fréquentation des points de vente. À cela se sont ajoutés les moindres besoins des industriels qui ont dû faire face, aux dires du secteur, à une activité ovoproduits correcte sans plus, voire décevante, selon le débouché et le produit considérés.

L’Europe a accéléré la baisse

La vitesse de repli des cours à l’industrie a été d’autant plus forte cette année que les niveaux de prix atteints fin 2017 étaient élevés et le manque à gagner des industriels important. Le soudain retour de propositions très attractives d’œufs d’Europe de l’Est – Pologne en tête – sur la scène communautaire a aussi intensifié les tensions, malgré les doutes qui continuent de planer quant à la qualité sanitaire de certains produits. Bien que moins agressive, l’Espagne a également affiché des tarifs plus compétitifs, laissant l’Hexagone sous tension. L’origine France étant privilégiée sur le marché du conditionnement, les cours ont mieux résisté et présentaient fin janvier des signes de stabilisation.

Malgré ces replis significatifs, l’aval de la filière doit encore conjuguer avec des prix industrie dépassant de 39,4 % leur niveau moyen des cinq dernières années et des tarifs des œufs calibrés en hausse de 66 %.

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