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Aviculture
L’œuf espagnol aussi entame sa révolution

Tant du côté de la consommation que de la production d’œufs, l’Espagne a encore l’image d’un pays peu tourné vers l’alternatif. Pourtant, la révolution est bien en marche et tend à s’accélérer.

Lidl a ouvert les hostilités en janvier, en annonçant l’arrêt immédiat de la vente d’œufs de poules élevées en cage (code 3). Une démarche qui a pris de court la filière, la date butoir de 2025 faisant alors consensus. Depuis, une partie de la filière (Mercadona, El Corte Ingles, Carrefour, Dulcesol, Eroski ou Ebro Foods) tente d’anticiper la fin de la vente d’œufs de code 3.

En amont de la filière, on se demande néanmoins si les entreprises de l’aval « ont pris leurs décisions “seules” ou sous la pression des campagnes de diverses associations de protection des animaux », relaie El Economista. Si un sondage Kantar Worldpanel de 2017 met en évidence que 70 % des ménages préfèrent consommer des œufs de poules élevées hors cage, les principaux critères déterminant l’acte d’achat restent la fraîcheur (38 %), le calibre (21,8 %) et le prix (17,4 %), selon l’enquête de l’interprofession réalisée cet été.

Du code 3 au code 2

Bien que circonspect, l’amont suit le mouvement. De plus en plus d’élevages se transforment et le mouvement s’accélère. Selon certains opérateurs, « la distribution pousse à faire du code 2. Il y a une certaine pression. On essaie de se synchroniser avec les distributeurs » pour ne pas prendre le risque de perdre des débouchés. « La production va devoir s’adapter pour passer des cages à l’élevage au sol comme le demande une bonne partie de la distribution mais aussi des pays comme la France », appuyait fin novembre Óscar Sayagués, directeur général de la production agricole et des infrastructures agraires au ministère de l’Agriculture espagnol. Pour certains, la cage ne disparaîtra toutefois pas, permettant de répondre aux besoins de l’industrie et de l’exportation vers les pays tiers.

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