« Les prix du lait pourraient se stabiliser » selon les prévisions de la Commission européenne
Les dernières prévisions de la Commission européenne sont à une stabilisation de la collecte sur 2026, avec des fabrications tournées vers le fromage et le lactosérum, produits très demandés tant sur le marché intérieur qu’international.
Les dernières prévisions de la Commission européenne sont à une stabilisation de la collecte sur 2026, avec des fabrications tournées vers le fromage et le lactosérum, produits très demandés tant sur le marché intérieur qu’international.
La collecte laitière européenne a progressé « à un rythme surprenamment élevé en 2025 » constate la Commission européenne, dans ses dernières prévisions, grâce à des marges favorables, une météo et des conditions de pâture propices à la production, des réformes repoussées et des vêlages décalés. Ce sont 158,1 millions de tonnes de lait qui ont ainsi été collectées dans l’UE l’an dernier, soit 1,6 % de hausse sur un an. 2026 devrait voir la collecte se stabiliser, elle est attendue par Bruxelles à 158,3 millions de tonnes (+0,2 % sur un an). Le premier trimestre est attendu encore en nette croissance par les experts qui tablent ensuite sur un repli au second semestre.
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Un raffermissement des marchés laitiers
Si les prix du lait ont subi une correction depuis l’automne dernier dans l’Union ; la Commission note que la récente stabilisation des prix des commodités laitières, voire leur rebond indique que « les prix du lait pourraient se stabiliser dans les mois qui viennent ».
Les fabrications tournées vers le lactosérum et le fromage
Toujours en quête de valorisation, les industriels laitiers devraient continuer de privilégier les fabrications du couple fromage/lactosérum au détriment du beurre/poudre. La demande est forte pour le fromage et les dérivés du lactosérum sur le marché intérieur mais aussi mondial, avec des perspectives d’export pour les opérateurs de l’Union. Les envois de poudre de lactosérum pourraient dépasser les 768 000 tonnes, un niveau historique (+1,7 % sur un an).
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Hausse des importations de beurre
Les fabrications de beurre et poudre devraient se stabiliser après leur rebond de 2025, où elles avaient atteint un plus haut depuis 2020. Les exportations de poudres de lait écrémé, pour laquelle l’origine UE est compétitive, devraient rester comparables à leur bon niveau de 2025. En poudre grasse, les fabrications comme les exportations vont continuer de reculer, faute de demande intérieure et de compétitivité sur le marché mondial. Les importations de beurre pourraient progresser, à près de 80 000 tonnes, un niveau plus vu depuis 20 ans.
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Une consommation qui évolue
La baisse de la consommation de lait conditionné pèse certes sur le marché des produits laitiers de grande consommation, mais Bruxelles pointe la très bonne demande pour la crème et le yaourt.