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Les prix du blé tendre et du maïs progressent dans le sillage d’Euronext

Alors qu’un protocole d’accord a été signé entre l’Iran et les Etats-Unis et que les négociations sont en cours pour aboutir à un accord définitif d’ici 60 jours, les prix des céréales, à l’exception du prix de l’orge de brasserie, ont augmenté entre le 15 et le 19 juin 2026 sur le marché physique français.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 19 juin 2026, à 206 €/t sur la période juillet-septembre, gagnant 3 €/t sur la semaine, dans le sillage du marché à terme d'Euronext (+ 1,50 €/t, à 201,25 €/t sur l’échéance juillet 2026). En revanche, les cours du blé sur le CBOT ont progressé dans le même temps (+ 16 cts$/boisseau, à 605,75 cts$/boisseau sur l’échéance juillet 2026. Selon le rapport hebdomadaire Céré’Obs publié par FranceAgriMer, en semaine 24 (du 9 au 15 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 77 à 76 % (contre 68 % en 2025).   Il faut noter que depuis le 16 juin, le prix du blé baisse à la faveur de la baisse du prix du pétrole et des forts niveaux de production dans le Monde.

Les cours du blé dur sont reconduits

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 19 juin 2026, à 260 €/t sur la période juillet-décembre, stable sur la semaine. On travaille sur un marché spéculatif en qualité standard, sans vraiment d’acheteurs et de vendeurs. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 24 (du 15 au 22 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur sont restées stables à 64% pour la récolte 2026 (contre 71 % concernant la récolte 2025).

Le maïs gagne 4€ / t 

Sur le marché physique français, le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élève, le 19 juin, à 211,5 €/t sur la période juin 2026, gagnant 4 €/t sur la semaine. Les marchés à terme européen d’Euronext et états-unien du CBOT ont quant à eux gagné du terrain sur la période, gagnant respectivement 4 €/t à 213,50 €/t sur l’échéance août 2026 et 2 cts$/boisseau à 417,50 cts$/boisseau sur l’échéance août 2026. Le marché physique français enregistre une maigre activité, en ancienne comme en nouvelle récolte. Les fortes chaleurs en Europe font craindre pour la production européenne de maïs alors que la sole est déjà en baisse. Selon Céré’Obs, en semaine 24 (du 9 au 15 juin 2026), les conditions de culture du maïs Bonnes à Très Bonnes pour la récolte 2026 sont passés de 86 % à 84 % de la sole estimée (contre 83 % concernant la récolte 2025)

Les cours de l’orge fourragère progressent 

 L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, s’élève, le 18 juin 2026, à 193 €/t sur la période juillet-septembre 2026, gagnant 2,5 €/t sur la semaine. Les moissons de l’orge ont débuté la semaine dernière et se prolongent cette semaine dans le cadre de très fortes chaleurs. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 24 (du 9 au 15 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont passées de 75 % à 73 % pour la récolte 2026 (contre 64 % concernant la récolte 2025).   

Les cotations de l’orge de brasserie ont reculé

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 19 juin, à 196 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 214€/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre 2026-mars 2027, respectivement en baisse de 1,50 €/t et 2,50 €/t d'une semaine sur l’autre. À l'échelle nationale, les températures caniculaires passées ont nettement dégradé l'état des cultures d'orge de printemps semées à la sortie de l'hiver, dégradation qui devrait se poursuivre compte tenu des très fortes chaleurs de cette semaine. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 24 (du 9 au 15 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps se sont dégradées passant de 68 à 67 % pour la récolte 2026 (contre 67 % concernant la récolte 2025). 

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

Rédaction Réussir

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