Les prix du blé profitent un peu de la guerre en Iran, ceux du maïs cèdent du terrain
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Alors que le conflit en Iran se poursuit, les cours des céréales connaissent des fortunes diverses sur le marché physique français, entre le 2 et le 9 mars 2026 : petite hausse pour le blé mais léger recul pour le maïs, les orges fourragères et les orges de brasserie.
Les prix du blé tendre ont gagné un peu de terrain, sur un marché très volatil par ailleurs
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 9 mars 2026, à 193 €/t sur la période février-mars, gagnant 1 €/t sur la semaine. La progression était plus forte sur le CBOT (+23,5 cts$/boisseau sur l’échéance mars). Les cours du blé sur Euronext ont quant à eux plutôt stagné (+0,25 €/t sur l’échéance mars). En ancienne comme en nouvelle récolte, le marché n’est guère actif. Les acteurs ont beaucoup fait le dos rond pendant cette semaine de très forte volatilité en raison des annonces et contre-annonces faites dans le cadre du conflit en Iran. Le rapport Wasde de l’USDA est paru le 10 mars et FranceAgriMer publie son rapport mensuel le mercredi 11 mars. A suivre dans notre prochaine édition.
Les cotations du blé dur n’ont pas évolué, sur un marché calme
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, valait, le 9 mars 2026, 240 €/t sur la période février-mars, stable d’une semaine sur l’autre. Les acheteurs recherchent des prix beaucoup plus bas que ceux proposés par les vendeurs. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 9 (du 23 février au 2 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur sont demeurées stables à 81 % à 81 % pour la récolte 2026 (contre 82 % concernant la récolte 2025). Le stade “semis” est stable à 95 % pour la récolte 2026 (contre 92 % pour la récolte 2025 et 96 % en moyenne quinquennale).
Les cours de l’orge fourragère ont perdu du terrain
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 9 mars 2026, 192 €/t sur la période février-mars, perdant 2,50 €/t sur la semaine. Sur le portuaire, de petits contrats se traitent mais il n’y a quasiment plus de volumes à vendre. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 9 (du 23 février au 2 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont stables, à 81 % pour la récolte 2026 (contre 71 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie ont légèrement reculé, sur un marché morose
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 2 mars, à 185 /t en Faro (variété d’hiver) et à 188 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période février-juin, en baisse de 1 €/t pour la première et stable pour la seconde sur la semaine. Le marché brassicole est déprimé. Des lots d'orge de brasserie sont vendus en orge fourragère. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 9 (du 23 février au 2 mars 2026), le stade “semis” est stable à 32 % pour la récolte 2026 (contre 64 % pour la récolte 2025 et 59 % en moyenne quinquennale).
Les cotations du maïs ont reculé, sur un marché qui suit le prix des engrais de près
Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élevait, le 9 mars 2026, à 200 €/t sur la période février-mars, perdant 7 €/t sur la semaine, dans le sillage sur le marché à terme d’Euronext (-9 €/t sur l’échéance mars) Celui du CBOT progressait (+4,25 cts$/boisseau sur l’échéance mars). Le conflit en Iran pose clairement la question des approvisionnements en engrais pour les cultures de printemps. Le trafic maritime interrompu par le détroit d’Ormuz bloque les livraisons de gaz naturel et des intrants au départ de cette zone vers les pays consommateurs. Il se travaille encore un peu d’export en intracommunautaire au départ de la France.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.