Les prix du blé, du maïs et de l’orge se tassent, alors que la moisson débute
Alors que les opérateurs espèrent toujours que la guerre au Moyen-Orient va bientôt être résolue, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs ont reculé entre le 25 mai et le 1er juin 2026 sur le marché physique français.
Alors que les opérateurs espèrent toujours que la guerre au Moyen-Orient va bientôt être résolue, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs ont reculé entre le 25 mai et le 1er juin 2026 sur le marché physique français.
Les prix du blé tendre ont perdu du terrain, dans le sillage des marchés à terme
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 1er juin 2026, à 211,50 €/t sur la période juillet-septembre, perdant 5 €/t sur la semaine, dans le sillage d'Euronext (-6 €/t, à 206 50 €/t sur l’échéance juillet) et du CBOT (-37,50 cts$/boisseau, à 608,75 cts$/boisseau sur l’échéance juillet). Les acteurs sont plutôt confiants sur le niveau de production à venir. La moisson sera précoce dans l’Hexagone, en avance d’environ deux semaines par rapport à la normale. Selon le rapport hebdomadaire Céré’Obs publié par FranceAgriMer, en semaine 21 (du 19 au 25 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 81 % à 78 % (contre 70 % en 2025).
Les cours du blé dur n’ont pas bougé, sur un marché inactif
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 1er juin 2026, à 250 €/t sur la période mai-juin, stable sur la semaine. Le marché est inerte. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 21 (du 19 au 25 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur sont passées de 72 % à 71 % pour la récolte 2026 (contre 75 % concernant la récolte 2025).
Les cours de l’orge fourragère ont régressé, en sympathie avec le blé tendre
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, s’élève, le 1er juin 2026, à 192 €/t sur la période juillet-septembre, perdant 7,50 €/t sur la semaine, en sympathie avec le blé tendre. L’activité est au ralenti. On rapporte des débuts de moisson très précoces en France, dès le début juin dans le sud de la France mais aussi en Espagne. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 21 (du 19 au 25 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver se sont stabilisées à 76 % pour la récolte 2026 (contre 65 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie ont tendance à progresser
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 1er juin, à 205,50 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 224,50 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre-mars, respectivement en hausse de 1,50 €/t et s1 €/t d'une semaine sur l’autre. Le marché est calme, l'écart de prix entre les acheteurs et les vendeurs étant important. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 21 (du 19 au 25 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps sont passées de 85 % à 83 % pour la récolte 2026 (contre 74 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du maïs ont reculé, dans le sillage d’Euronext
Sur le marché physique français, le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élève, le 1er juin, à 193,50 €/t sur la période mai-juin, perdant 16 €/t sur la semaine, dans le sillage d’Euronext (-5 €/t, à 214,25 €/t sur la période juin). Le contrat maïs sur le CBOT a quant à lui nettement progressé sur la semaine (+7,75 cts$/boisseau, à 444 cts$/boisseau sur l’échéance juillet). Peu d’activité sur ce marché, les acteurs observant la phase de croissance des plantes, une fois les semis terminés. Selon Céré’Obs, en semaine 21 (du 19 au 25 mai 2026), les semis de maïs pour la récolte 2026 sont passés de 96 % à 98 % de la sole estimée (contre 85 % concernant la récolte 2025).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.