Les prix des veaux de boucherie ont renoué en 2026 avec leur déprime printanière
La baisse saisonnière des prix des veaux de boucherie a été marquée cette année, après deux années atypiques. En cause, une demande en nette retrait, dans un contexte inflationniste.
La baisse saisonnière des prix des veaux de boucherie a été marquée cette année, après deux années atypiques. En cause, une demande en nette retrait, dans un contexte inflationniste.
À 8,59 €/kg en semaine 24, la cotation entrée abattoir du veau de boucherie rosé clair R, publiée par FranceAgriMer, s’affiche 10,7 % sous son pic de mars, quand elle atteignait le record historique de 9,62 €/kg. La baisse saisonnière a été prononcée cette année, d’autant plus qu’elle avait été inexistante en 2024 et 2025. Les prix des veaux restent néanmoins au-dessus de leur niveau de l’an passé, en moyenne de 7,4 % toutes catégories confondues.
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Une consommation de viande de veau en peine
Les achats des ménages de viande de veau étaient très mal orientés en début d’année. Les données de Kantar, relayées par FranceAgriMer, indiquent une baisse de 18,3 % des volumes achetés pour la consommation à domicile sur les 4 premiers mois de l’année. Une chute à mettre en parallèle avec le prix moyen d’achat qui, à 21,01 €/kg, dépasse de 13 % son niveau d’un an plus tôt. Sur le mois de mai, la situation ne s’est pas améliorée, confiait un opérateur de l’abattage-découpe, alors que la vague de chaleur a donné un net coup d’arrêt à la demande.
La restauration limite ses achats de veau
Dans le même temps, les commandes des restaurateurs aux grossistes étaient aussi très modérées. Ces derniers cherchent des alternatives moins onéreuses à mettre à la carte, comme le porc. Un rapport de Rydge note ainsi que le coût matière de la blanquette de veau a progressé de 22 % entre 2024 et 2025.
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Des abattages de veaux de boucherie qui reculent
Les abattages de veaux de boucherie reculaient, en avril, de 9,5 % à 72 000 têtes selon Agreste. C’est 19 % de moins que la moyenne 2021-2025. Un repli qui ne s’est pas arrangé les semaines suivantes, puisque les abattages reculaient encore de 9,8 % en semaine 17 à 20 de 9,3 % et semaine 21 à 23, selon les remontées Normabev auprès d’Interbev. La baisse est néanmoins moins prononcée en tonnage sur les semaines 21/23, à -4,9 %. En effet, le ralentissement de la demande a entrainé l’abattage d’animaux plus lourds.
Néanmoins les opérateurs de la filière notent qu’ils ont bien assez de veaux actuellement pour répondre à leurs besoins. Ce d’autant plus que les ateliers d’engraissements étaient bien remplis, avec les petits veaux qui n’avaient pas pu être exportés à l’automne avec le pic de DNC.
Hausse des coûts de production en veau de boucherie
L’indice des matières premières entrant dans la fabrication des aliments d’allaitement (Imfal), calculé et publié par les Marchés, atteint 190 points en semaine 24 (base 100 est fixée au 2 janvier 2015). Il a bondi de 54,23 points depuis le début de l’année, sous l’effet de la hausse des cours du lactosérum et des huiles végétales, une flambée liée entre autres à la guerre en Iran.