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Les prix des produits laitiers industriels toujours très fermes

Les prix des produits laitiers ont atteint des records au premier semestre. Peu de changements sont attendus au second, dans un contexte de disponibilités très limitées.

© Les Marchés

Alors que la décapitalisation laitière et la hausse des coûts de production ont contribué au ralentissement de la collecte laitière française, qui reculait de 1,4 % au premier semestre, les vagues de chaleur de cet été n’ont rien arrangé. Elles ont ralenti la production estivale et pourraient entraîner des conséquences à moyen terme à cause de la mauvaise qualité des ensilages et d’une reproduction perturbée. Sur un marché des produits laitiers déficitaire, aucune amélioration de l’offre n’est donc à attendre.

En poudre de lait, regain d’activité

Le mois de septembre a débuté sur une ambiance commerciale plus dynamique. Les acheteurs étaient dans l’ensemble peu couverts et ils ont dû revenir aux achats rapidement après les congés. Ils se montrent très prudents au vu des prix élevés, néanmoins, l’ambiance est encore à la fermeté. Aucune nette détente tarifaire n’est attendue, dans un contexte de manque de matière première. Les fabrications communautaires ont reculé de 3,8 % au premier semestre, comparées à l’an passé. De plus, les laiteries sont confrontées à l’envolée de leurs coûts de production à cause de l’escalade des prix du gaz, dont le séchage est très consommateur. Pour l’instant, la demande reste au rendez-vous, les utilisateurs européens ayant toujours des besoins. Même si le consommateur adapte ses achats à l’inflation et descend en gamme, les volumes évoluent peu, donc le marché des ingrédients n’est pas encore pénalisé.

Fin de la baisse des prix du lactosérum

À plus de 1 450 euros la tonne début avril, la cotation Atla de la poudre de lactosérum doux battait tous ses précédents records et affichait des niveaux jamais vus. Depuis, la correction a été sévère avec une chute de plus de 36 % pour s’afficher à 930 euros la tonne mi-août. Des prix qui restent néanmoins élevés si on les compare avec les années passées. L’écart entre les prix du lactosérum destiné à l’alimentation animale et celui pour l’alimentation humaine s’est aussi resserré à des niveaux plus habituels. Début septembre, la tendance était à un maintien très facile des prix dans un marché plutôt équilibré, avec des fabrications en repli (-6,7 % en France, au premier semestre).

Un marché du beurre sous tension

Le prix du beurre reste très élevé à la rentrée, quoique sous son record historique d’avril, quand il s’approchait des 8 000 euros la tonne. Les disponibilités sont très réduites sur le marché. Au premier semestre, les fabrications européennes de beurre s’affichaient 2,6 % sous leur niveau de 2021, rappelle la Commission européenne. En France, elles n’ont baissé que de 0,1 %, mais les opérateurs rapportent que la situation est cruciale. Les prix augmentent légèrement, dans un contexte de grande prudence des acheteurs. Car difficile d’anticiper l’évolution de la consommation. Les ménages les moins aisés se tournent déjà vers la margarine ou les produits mélangeant matières grasses végétales et animales pour limiter leurs dépenses. Les industriels utilisateurs peuvent difficilement changer leurs recettes puisque la plupart sont contraints par leurs cahiers des charges (mention pur beurre par exemple), mais ils craignent une baisse de leurs ventes si les consommateurs descendent en gamme.

en chiffres

-0,7 %, c’est la baisse de la collecte de lait de vache dans l’Union européenne au premier semestre.

-1,4 %, c'est le recul affiché sur la même période, en France.

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