Les prix des œufs aux États-Unis se ressaisissent, notamment grâce aux exportations
Très loin de leurs records historiques de 2025, les prix des œufs tendent tout de même à se redresser aux États-Unis. La grippe aviaire et les chaleurs pèsent sur l’offre tandis que la demande est bonne et les exportations sont très dynamiques. À noter, la conclusion de l’enquête antitrust contre les trois géants de l’œuf outre-Atlantique.
Très loin de leurs records historiques de 2025, les prix des œufs tendent tout de même à se redresser aux États-Unis. La grippe aviaire et les chaleurs pèsent sur l’offre tandis que la demande est bonne et les exportations sont très dynamiques. À noter, la conclusion de l’enquête antitrust contre les trois géants de l’œuf outre-Atlantique.
0,59 $/douzaine, c’est la cotation de l’œuf blanc calibre L, de poules élevées en cage, en colis de 360 chez les grossistes aux États-Unis au milieu de la semaine 29. Un cours très bas, certes, comparé au 3,4 $/douzaine de l’an dernier en juillet, mais qui s’est redressé depuis les 20 centimes du début juin. Des prix toujours bien inférieurs aux coûts de production.
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Le marché de l’œuf se redresse aux États-Unis
Après avoir atteint des sommets historiques en 2025, à plus de 9$/douz. en février, à cause de la pénurie engendrée par la grippe aviaire, les prix des œufs aux États-Unis ont débuté 2026 à 32 centimes/douzaine. Ils se sont redressés en février et avant Pâques, avant de chuter de nouveau jusqu’à seulement 16 centimes la douzaine en mai. Depuis, la tendance est à la fermeté, d’autant que les acheteurs sont au rendez-vous à ce niveau tarifaire.
Un cas de grippe aviaire aux États-Unis
La découverte d’un cas de grippe aviaire dans un élevage de 1,2 million de poules dans l’Utah le 6 juillet a contribué à tendre le marché. Le 13 juillet, un élevage, de 275 100 poulettes, voisin du premier a aussi été touché. Les précédents cas en élevage de pondeuses remontaient au mois de mars (870 000 poules en Pennsylvanie et 1,473 million dans le Wisconsin).
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La vague de chaleur limite la ponte
Les États-Unis sont aussi touchés par des températures élevées, notamment en Californie et dans les états de la moitié est du pays. Déjà fin juin, la barre des 40 °C a été franchie dans l’Iowa, l’Illinois, l’Ohio, l’Indiana et le Missouri. Les poules pondent moins, des plus petits œufs, et les calibres L et XL manquent donc à l’appel.
Beaucoup de petits œufs
L’USDA note néanmoins que la tension n’est valable que sur les œufs de gros calibres, car entre les démarrages et les baisses de poids à cause de la chaleur, les œufs de calibre P sont largement présents.
Des exportations d’œufs et ovoproduits dynamiques
Les exportations américaines d’œufs et d’ovoproduits sont, en parallèle, très dynamiques, avec une forte demande de Corée du Sud, touchée à son tour par la grippe aviaire, comme du Japon. Mais les données du GATS montrent aussi des flux importants, plus élevés que la moyenne quinquennale, vers les pays de l’Union européenne, notamment Italie, Danemark, Irlande et Espagne.
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Les stocks d’œufs se vident
Dans ce contexte, les stocks d’œufs se vident, -3,1 % entre les semaines 28 et 29, -11,3 % par rapport au pic de fin avril, mais tout de même encore 9,2 % au-dessus de la moyenne triennale.
Un accord dans l’enquête antitrust sur les œufs
Le Département de la Justice américain, une douzaine d’États et les trois principales entreprises productrices d’œufs ont abouti à un accord au terme d’une enquête antitrust. Cal-Maine Foods, Versova/Centrum et Hickman's Egg Ranch devront fournir 53 millions d’œufs aux banques alimentaires et payer 3,3 millions de dollars d’amendes. Les entreprises étaient notamment accusées d’avoir manipulé la cotation Urner Barry, ce qu’elles ont nié en bloc.