Aller au contenu principal

Les prix des céréales ont évolué de façon erratique entre évolution du climat et du prix du pétrole

Les prix du blé tendre et du blé dur ont progressé sur le marché physique français entre le 27 juillet et le 3 août 2026, alors que ceux de l’orge fourragère et du maïs ont perdu du terrain. 

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre n’ont quasiment pas bougé d’une semaine sur l’autre

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 3 août 2026, à 228,50 €/t sur la période octobre-décembre, gagnant 0,50 €/t par rapport au 27 juillet 2026, alors que les cours sur le marché à terme d'Euronext ont perdu du terrain (-2,50 €/t, à 232,25 €/t sur l’échéance décembre 2026). Ceux sur le CBOT ont également reculé sur la semaine (-9 cts$/boisseau, à 651 cts$/boisseau sur l’échéance septembre 2026). Si la Commission européenne a révisé à la baisse le rendement moyen du blé tendre à l’échelle de l’UE, des pluies bienfaitrices ont arrosé les Etats-Unis. Selon le rapport Céré’Obs, publié par FranceAgriMer en semaine 30 (du 21 au 27 juillet 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont stables à 65 % (contre 69 % en 2025). La récolte est arrivée à terme.

 

Les cours du blé dur ont gagné du terrain, sur un marché sans acheteur

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 3 août 2026, à 275 €/t sur la période août-décembre, gagnant 5 €/t par rapport au 27 juillet 2026. Et ce, “dans le vide” en l’absence d’acheteurs.

 

Les cours de l’orge fourragère ont reculé, pour stimuler la demande

L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, s’élève, le 3 août 2026, à 205,50 €/t sur la période octobre-décembre 2026, perdant 1 €/t par rapport au 27 juillet 2026. L’activité a de fait marqué le pas sur le court terme, avant une probable reprise de la demande à moyen et long terme au vu de la faible production de maïs attendue à l’échelle européenne.

 

Les cotations de l’orge de brasserie chutent, faute d’intérêt acheteur

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, se sont nettement repliés, s’établissant le 3 août à 212 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 240 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre 2026-mars 2027, perdant respectivement 13 €/t et 15 €/t par rapport au 27 juillet 2026. La demande est inerte, les besoins des malteurs étant couverts. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 30 (du 21 au 27 juillet 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps sont stables à 55 % pour la récolte 2026 (contre 70 % concernant la récolte 2025). La récolte est arrivée à son terme.

 

Les cotations du maïs sont en retrait, avec le retour de la pluie aux Etats-Unis

Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élève le 3 août 2026 à 247,50 €/t sur la période octobre-décembre 2026, perdant 3,50 €/t par rapport au 27 juillet 2026. Il suit la baisse des cours sur Euronext (-5 €/t à 249 €/t sur l’échéance novembre 2026) et le CBOT (-2,50 cts$/boisseau à 449,25 cts$/boisseau sur l’échéance septembre 2026). L’annonce d’averses aux Etats-Unis a rassuré les opérateurs. La production mondiale devrait rester correcte malgré les baisses successives des rendements en Europe. Selon Céré’Obs, de FraceAgriMer en semaine 30 (du 21 au 27 juillet 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en maïs sont passés de 38 % à 34 % (contre 69 % en 2025). La période de floraison est quasiment terminée.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

Les plus lus

nuggets
Poulet : 72 % des approvisionnements de McDonald's couverts par un contrat avec LDC et ses partenaires

La chaîne de restauration rapide McDonald’s France a signé, vendredi 17 juillet, le nouveau contrat de fourniture de viandes…

camion bétailler au port
Bovins vivants : « explosion des exportations de l’Amérique du Sud vers la Méditerranée »

Les échanges mondiaux de bovins vivants sont dynamiques, mais se sont nettement reconfigurés ces dernières années. Ce aux…

viande en usine
Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025

Les données de l’Observatoire des prix et des marges indiquent un niveau de marge brute historiquement bas pour l’abattage-…

vaches dans un pré
Les prix des jeunes bovins retrouvent les niveaux de 2025, ceux des vaches baissent encore

Ce sont les prix des jeunes bovins qui ont le plus contribué à la baisse du prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir…

moutons sur une passerelle de navire
14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?

Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Près de 100 000 t d’œufs importés par l’Europe en seulement 5 mois, la Turquie très présente

L’Union européenne a importé plus d’œufs en cinq mois que sur toutes les années complètes précédentes, antérieures à 2025.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio