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Les prix des céréales françaises reviennent à leurs niveaux d’il y a quinze jours

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère en sympathie et du maïs ont progressé sur le marché physique français entre le 31 mars et le 7 avril 2025, dans un contexte de surenchères douanières à l’échelle mondiale.

Blé tendre : progression des prix

Les prix du blé tendre français ont gagné du terrain entre le 31 mars et le 7 avril, augmentant de 5 €/t sur sa place de référence. Et ce, dans le sillage du contrat à terme blé sur Euronext, son homologue sur le CBOT reculant légèrement. L’activité à l’exportation ne donne pas plus de signe de reprise, et les chiffres hebdomadaires de la Commission européenne montrent un net retard par rapport à la campagne précédente. La récolte russe pour 2025 a été une nouvelle fois revue en baisse par Argus média. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 25 au 31 mars, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” du blé tendre pour la récolte 2025 passent de 74 % à 76 % (65 % en récolte 2024).  

Blé dur : baisse des cours

Les prix du blé dur sur le marché physique français ont de nouveau reculé entre le 31 mars et le 7 avril, perdant 5 €/t sur sa place de référence. Le marché est calme en récolte 2024 et 2025. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 25 au 31 mars, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” du blé dur pour la récolte 2025 passent de 80 % à 81 % (70 % en récolte 2024). Les semis ont progressé de 99 % à 100 % (99 % en récolte 2024 et 100 % sur la moyenne quinquennale).

Orge de mouture : gains tarifaires

Les prix de l'orge fourragère sur le marché physique français ont renchéri entre le 31 mars et le 7 avril, à l’image du blé tendre, gagnant 4 €/t sur sa place de référence. Malgré la hausse des prix, les disponibilités se font rares. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 25 au 31 mars, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” de l’orge d’hiver pour la récolte 2025 passent de 70 % à 71 % (66 % en récolte 2024). 

Orges de brasserie : évolution baissière

Les prix des orges de brasserie sur le marché physique français ont évolué à la baisse entre le 31 mars et le 7 avril, perdant 0,5 €/t en variété de printemps et 1,5 €/t en variété d’hiver sur leur place de référence. Le marché est peu actif. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 25 et 31 mars, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” de l’orge de printemps pour la récolte 2025 s’établissent à 86 % (61 % en récolte 2024). 

Maïs : renchérissement des cours

Les cotations du maïs sur le marché physique français ont progressé entre le 31 mars et le 7 avril, gagnant 2 €/t sur sa place de référence, dans le sillage d'Euronext et du CBOT. Aux États-Unis, le principal événement de la semaine était la mise en place de taxes à l’importation de 10 % minimum sur de nombreux produits et pays par Donald Trump ; les débouchés mexicain et canadien étant cependant préservés en maïs. Les surfaces de maïs sont également attendues en hausse de plus de 5 % pour la campagne 2025-2026, tandis que les stocks trimestriels ressortis en baisse ont tout de même orienté les cours à la hausse sur le CBOT, de même que des ventes hebdomadaires à l’exportation toujours dynamiques. 

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

Rédaction Réussir

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