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Les prix des céréales françaises reculent en raison du rapport mensuel de l’USDA baissier

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère en sympathie et du maïs ont cédé du terrain sur le marché physique français entre le 5 et le 12 mai, dans le sillage des marchés à terme européens et états-uniens.

Blé tendre : prix en baisse

Les prix du blé tendre français ont cédé du terrain entre le 5 et le 12 mai, perdant 4,50 €/t en rendu Rouen, sa place de référence. Et ce, dans le sillage d'Euronext et du CBOT. Les champs de blé profitent de conditions favorables dans l’Hexagone, et l’état des cultures reste stable. À l’export, la présence russe est plus marquée que prévu. En nouvelle récolte, les perspectives s’améliorent en Russie où la production de blé est annoncé au-dessus de 80 Mt, après les estimations alarmistes au début de l’hiver. Selon Céré’Obs, sur la semaine du 29 avril au 5 mai, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » du blé tendre pour la récolte 2025 sont stables à 74 % (64 % en récolte 2024).

Blé dur : hausse des cotations

Le blé dur sur le marché physique français en ancienne récolte a renchéri entre le 5 et le 12 mai, gagnant 5 €/t en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence. Le marché est calme. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 29 avril au 5 mai, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » du blé dur pour la récolte 2025 sont stables à 76 % (65 % en récolte 2024).

Orge de mouture : repli des cours

Les prix de l’orge fourragère sur le marché physique français ont reculé entre le 5 et le 12 mai, perdant 4,50 €/t en rendu Rouen, sa place de référence. En ancienne récolte, le marché se caractérise par l’épuisement des disponibilités. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 29 avril au 5 mai, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » de l’orge d’hiver pour la récolte 2025 sont passées de 70 % à 69 % (66 % en récolte 2024).

Orge de brasserie : renchérissement continu

Les prix des orges de brasserie en récolte 2025 ont progressé sur le marché physique français entre le 5 et le 12 mai, toutes variétés confondues, gagnant entre 17 €/t (variété d’hiver Faro) et 20 €/t (variété de printemps Planet) en FOB Creil, leur place de référence. Le marché est calme en cette semaine tronquée par le 8 mai. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 29 avril au 5 mai, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » de l’orge de printemps pour la récolte 2025 sont passées de 82 % à 81 % (74 % en récolte 2024).

Maïs : recul tarifaire

Les cotations du maïs sur le marché physique français ont cédé du terrain entre le 5 et le 12 mai, perdant 4 €/t en rendu Bordeaux, sa place de référence. Et ce, dans le sillage des contrats à terme maïs sur Euronext et le CBOT. La deuxième récolte de maïs au Brésil est prometteuse et plusieurs analystes ont revu les perspectives de production en hausse pour la campagne 2024-2025. Aux Etats-Unis, les semis profitent de bonnes conditions climatiques et restent en avance sur la dynamique de l’an dernier. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 29 avril au 5 mai, les semis du maïs pour la récolte 2025 sont passées de 62 % à 79 % (53 % l'an dernier à pareille époque).

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

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