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Les prix des blé tendre français ont reculé de 2,50 €/t sur la semaine, à 185 €/t en rendu Rouen

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère, de l’orge brassicole et du maïs sont en retrait sur le marché physique français, entre le 8 et le 15 décembre 2025. Ceux du blé dur ont gagné du terrain dans le même temps. Attention, le rapport de Céré’Obs ne reparaîtra maintenant qu’en début d’année prochaine.   

Les prix du blé tendre ont perdu du terrain, concurrencé par l’origine Argentine

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 15 décembre 2025, à 185 €/t sur la période décembre-mars, perdant 2,50 €/t sur la semaine, dans le sillage des marchés à terme d’Euronext et du CBOT. Le rapport de l’USDA publié mardi 9 décembre sur l’offre et la demande mondiale a confirmé les chiffres de production élevés dans le monde. Les moissons canadienne (dans le sillage de StatCan), australienne et argentine ont notamment été révisées en hausse. En Argentine, le temps sec favorise le déroulement de la récolte. Cela concourt bien sûr au mouvement baissier sur les prix sur les marchés à terme.  

Les cotations du blé dur ont grimpé, malgré la révision à la hausse de la récolte canadienne

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, valait, le 15 décembre 2025, 245 €/t sur la période janvier-mars, gagnant 5 €/t sur la semaine. Et ce, malgré la révision en hausse de la récolte canadienne par StatCan qui rassure les acheteurs italiens. 

Les cours de l’orge fourragère se sont repliés, sur un marché moins actif

Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 15 décembre 2025, 190 €/t sur la période janvier-mars, perdant de 3,50 €/t sur la semaine. Les volumes s’épuisent et l’activité s’essouffle. 

Les prix de l’orge de brasserie ont reculé, sur un marché brassicole en berne

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 15 décembre 2025, à 188 €/t en Faro (variété d’hiver) et 191 €/t en Planet (variété d’hiver) sur la période janvier-juin, en repli de 0,50 €/t sur la semaine. Le marché s'est révélé vendeur cette semaine. Cependant, le secteur de la bière n’est pas porteur depuis plusieurs mois. 

Les cotations du maïs se sont repliées, la récolte ukrainienne s’annonçant abondante

Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élevait, le 15 décembre, à 181 €/t sur la période décembre-mars, perdant 1 €/t sur la semaine. Et ce, dans le sillage du marché à terme d’Euronext, le contrat maïs sur le CBOT se raffermissant dans le même temps. Le niveau de la récolte et des exportations ukrainiennes continue d’interroger. Les sources ukrainiennes s’attendent à une production abondante, mais l’USDA a révisé en baisse sa prévision d’exportations pour 2025-2026. Aux États-Unis, l’USDA n’a toujours pas modifié les rendements de maïs dans le pays, mais a légèrement abaissé la production mondiale. 

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

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