Aller au contenu principal

Les GMS captent toujours l’essentiel de la viande bovine

Une offre premium se développe en libre-service avec des races à viande comme la salers.
© DR

Selon une étude présentée par l’Idele au Sommet de l’élevage, la GMS continue de capter plus de 50 % de l’offre de viande bovine française avec un segment supérieur en hausse.

« Où va le bœuf ? », s’est demandé l’Institut de l’élevage qui a enquêté en 2015 auprès de cinquante opérateurs (abattoirs, GMS, grossistes, RHD, boucherie) ayant accepté de fournir leurs données commerciales. En 2014, sur une offre française totale en gros bovins (importations y compris) de 1 564 200 tonnes équivalent carcasse (téc), dont 56 % de races à viande ou croisées, la grande distribution a représenté 54 % des débouchés, la RHD 19 %, la boucherie 12 % et l’export 15 % (en baisse de 17 % à la suite de la crise économique en Grèce et en Italie). « Comparé à il y a cinq ans, le circuit qui s’en sort le mieux, c’est la grande distribution », a commenté Caroline Monniot, auteure de l’étude. Plus en détail, 46 % des vaches à viande sont destinées à la GMS, 20 % des génisses à viande, 48 % des bœufs, 17 % des jeunes bovins (JB) viande, 14 % des JB lait et 33 % des femelles laitières. Trois constats sont à retenir. D’abord, les GMS s’approvisionnent de plus en plus en catégoriel, une tendance qui devrait s’accentuer pour acheter au plus près des besoins. Ensuite, la part du segment supérieur progresse via l’ouverture des rayons traditionnels et le développement d’une offre premium en libre-service. Ce segment, qui valorise les carcasses bouchères de vaches ou de génisses de races à viande (limousine, blonde, salers) et des jeunes bovins limousins et blonds (Rhône-Alpes et Nord-Est), a représenté 15 à 20 % des approvisionnements en 2014. La gamme des premiers prix et des promotions en hausse aussi (catégoriel laitier) a constitué 30 à 40 % du rayon viande tandis que le cœur de gamme, pris en étau, s’est réduit à 40-50 % (vaches charolaises, mixtes, limousines, JB). Enfin, le haché a progressé dans tous les circuits.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio