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Baisse de la consommation
Les filières laitières AOP et IGP auraient déjà perdu 157 millions d’euros

« Du Saint-Nectaire au Rocamadour en passant par le Munster, l’Ossau Iraty, le Valençay, le Maroilles, les Brie de Meaux ou de Melun, la Fourme de Montbrison, le Neufchâtel ou le Reblochon, les commandes ont baissé en moyenne pour l’ensemble des AOP et IGP Laitières de 60 %. La moitié des filières AOP et IGP ont déjà eu recours à des dons alimentaires », alerte à nouveau le Conseil national des appellations d’origine laitières (Cnaol) hier soir dans un communiqué. Face au changement d’habitudes de consommation, « des arrêts de fabrication et de collectes sont constatés dans 16 filières d’appellation, poursuit l’organisation, une situation de détresse est estimée pour plus de 10% des producteurs fermiers et des laiteries ». Le lait des fermes rattachées à ces laiteries a, soit été collecté temporairement par d’autres entreprises produisant des produits laitiers non AOP ou IGP, soit revendu sur le marché spot, soit jeté. Une dizaine de filières AOP témoigne aussi de destruction de lait et des fromages devenus impropres à la consommation. « Sur la période du 15 mars au 30 avril, cela représenterait une perte de chiffre d’affaires au minimum de 157 millions d’euros », selon le Cnaol. S’estimant parmi « les grands oubliés des mesures ministérielles déjà annoncées », les filières fromages AOP et IGP s’organisent pour favoriser les circuits commerciaux locaux, modifier temporairement les cahiers des charges, ou encore mettre en place des plans de régulation de l’offre. A travers le message « fromagissons », elles appellent les Français à remettre leurs produits dans leurs paniers.

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