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Les exportations françaises et la remontée de l’euro plombent les cours du blé

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère en sympathie et du maïs ont cédé du terrain sur le marché physique français entre le 14 et le 21 avril 2025, dans le sillage des marchés à terme européens.

Blé tendre : dégradation de la compétitivité à l’exportation

Les prix du blé tendre français ont cédé du terrain entre le 14 et le 21 avril, perdant 11 €/t sur sa place de référence. FranceAgriMer a signalé une révision en baisse des exportations françaises de blé sur pays tiers à 3,1 Mt, un niveau sensiblement plus bas que les 10,2 Mt de l'an passé. De plus, la progression de l’euro face au dollar handicape l’export français alors que les pays acheteurs sont de retour à l’image de l’Algérie et la Tunisie. Malgré la bonne compétitivité des exportations états-uniennes liée au contexte monétaire favorable, les prix du blé outre-Atlantique ont également affiché une baisse sous l’effet de pluies favorables aux semis de printemps, et en réponse à une révision à la hausse des stocks mondiaux par l’USDA en 2025-2026.

Blé dur : De plus en plus de cotations en nouvelle campagne

Le blé dur sur le marché physique français s’est incliné entre le 14 et le 21 avril, cédant 5 €/t sur le port de la Pallice. Si l’activité reste calme en blé dur sur le marché français, faute de vendeurs, la demande est tout de même présente en nouvelle récolte. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 8 avril au 14 avril, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » du blé dur pour la récolte 2025 sont passées de 79 % à 76 % (70 % en récolte 2024).

Orge de mouture : Baisse des prix malgré la demande sur le marché intérieur

Les prix de l’orge fourragère sur le marché physique français ont reculé entre le 14 et le 21 avril, de façon plus prononcée sur les places portuaires que sur le marché intérieur. À Rouen, sa place de référence, les cours cédaient ainsi 5 €/t. Les cotations de l’orge fourragère ont reculé sur les marchés physiques français, dans le sillage du blé. La demande en orge de la part des fabricants d’aliments restait soutenue, et FranceAgriMer a d’ailleurs relevé ses utilisations prévisionnelles d’orge dans l’alimentation animale au détriment du maïs. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 8 avril au 14 avril, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » de l’orge d’hiver pour la récolte 2025 sont stables à 72 % (67 % en récolte 2024).

Orge de brasserie : revirement à la hausse

Les prix des orges de brasserie sur le marché physique français sont stables entre le 14 et le 21 avril pour la Planet sur leur place de référence. Ceux de l’orge d’hiver ont cédé du terrain sur la nouvelle récolte. La malterie est peu présente en ancienne récolte et la production brassicole en Europe du Nord s’annonce bien. Les vendeurs sont sur la réserve. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 8 avril au 14 avril, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » de l’orge de printemps pour la récolte 2025 sont stables à 84 % (63 % en récolte 2024).

Maïs : La pause dans les mesures douanières soutient le maïs états-unien

Les cotations du maïs sur le marché physique français ont progressé entre le 14 et le 21 avril, gagnant 2,50 €/t sur leur place de référence. Sur Euronext, les cotations du maïs restent toujours pénalisées par la hausse de l’euro. En outre, FranceAgriMer a relevé sa prévision de stocks de fin de campagne après avoir réduit les utilisations de maïs par les fabricants d’aliments. De son côté, la récolte ukrainienne devrait bondir de 18 % en 2025-2026. La pause dans la guerre commerciale États-Unis – UE devrait aussi faciliter l’afflux de marchandises.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

Rédaction Réussir

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