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Charcuterie
Les députés votent contre une interdiction totale des nitrites

Les députés se sont dits favorables à une baisse des doses maximales des nitrites dans la charcuterie, et ont conditionné une éventuelle interdiction au rapport de l'Anses attendu pour la fin du premier semestre 2022.

© Jacqueline Macou, Pixabay

Après la proposition de loi porté par le député Richard Ramos, les députés ont voté mercredi 26 janvier en commission une « trajectoire de baisse » des doses maximales de sels nitrités dans la charcuterie, sans pour autant aller vers leur interdiction totale.

Le décret pourra « fixer une liste et un calendrier » d’interdiction de commercialisation de produits incorporant ces additifs controversés en fonction de l’avis de l’Anses, attendu pour la fin du premier semestre 2022.

Cette décision a été saluée par la Fict. « Nous sommes ravis de la sagesse dont ont fait part les députés qui ont réécrit la proposition de loi pour la conditionner en fonction des dires du futur rapport de l’Anses. L’objectif initial de cette loi a donc été revu et nous en sommes soulagés », indique Fabien Castanier, délégué général de la Fict. La proposition a été votée à l’unanimité, y compris par le Modem.

Proposition d'un étiquetage spécifique

Le décret pourra également déboucher sur l’élaboration d’un étiquetage spécifique pour les produits de charcuterie contenant des nitrites. « Il sera à élaborer, mais les étiquetages actuels mentionnent déjà la présence des nitrites dans la charcuterie. Mais comme toutes les autres propositions, la naissance de cet étiquetage dépendra de ce que dit l’Anses », souligne Fabien Castanier.

Si Yuka, Foodwatch et la Ligue contre le cancer ont salué « une première avancée », ils ont déploré que « le gouvernement freine » l’avancée du sujet. La proposition de loi revue et corrigée sera examinée dans l’hémicycle le 3 février.

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