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Les conditions meteo font monter les prix des céréales françaises

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère en sympathie et du maïs ont gagné du terrain sur le marché physique français entre le 12 et le 19 mai, dans le sillage des marchés à terme européens et états-uniens.

Blé tendre : prix en hausse

Les prix du blé tendre français ont gagné du terrain entre le 12 et le 19 mai, augmentant de 5,50 €/t en rendu Rouen, sa place de référence. Et ce, dans le sillage d'Euronext et du CBOT. A noter que cette variation tient compte du changement de récolte, la période de cotation étant passée de mai-juin à juillet-septembre en cours de semaine. Le temps sec perdure au nord du Bassin parisien et dans le nord de l’Europe. Le marché surveille désormais l’arrivée de prochaines pluies pour éviter des dégradations sur les cultures. Selon Céré’Obs, sur la semaine du 6 au 12 mai, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » du blé tendre pour la récolte 2025 sont passées de 74 % à 73 % (64 % en récolte 2024).

Blé dur : hausse de cotations

Le blé dur sur le marché physique français en nouvelle récolte a renchéri entre le 12 et le 19 mai, gagnant 5 €/t en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence. En ancienne récolte, le marché touche à sa fin. Pour la campagne 2025-2026, l’activité reste calme. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 6 au 12 mai, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » du blé dur pour la récolte 2025 sont passées de 76 % à 77 % (66 % en récolte 2024).

Orge de mouture : progression des cours

Les prix de l’orge fourragère sur le marché physique français ont grimpé entre le 12 et le 19 mai, gagnant 15,50 €/t en rendu Rouen, sa place de référence. A noter que cette variation tient compte du changement de récolte, la période de cotation étant passée de mai-juin à juillet-septembre en cours de semaine. Sur l’intérieur, la demande en orge fourragère est faible. Sur le marché portuaire, les prix s’améliorent avec le soutien de la demande de la part des chargeurs pour la nouvelle récolte 2025. 

Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 6 au 12 mai, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » de l’orge d’hiver pour la récolte 2025 sont passées de 69 % à 68 % (66 % en récolte 2024).

Orge de brasserie : renchérissement continu

Les prix des orges de brasserie en récolte 2025 ont progressé sur le marché physique français entre le 12 et le 19 mai, toutes variétés confondues, gagnant entre 5 €/t (variété d’hiver Faro) et 10 €/t (variété de printemps Planet) en FOB Creil, leur place de référence. Des échos de marché ont fait état en début de semaine de conditions sèches au Royaume-Uni et en Scandinavie, pouvant potentiellement générer un risque pour les cultures locales... Des rumeurs qui demandent à être confirmées. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 6 au 12 mai, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » de l’orge de printemps pour la récolte 2025 sont stables à 81 % (74 % en récolte 2024).

Maïs : raffermissement

Les cotations du maïs sur le marché physique français en récolte 2024 ont gagné du terrain entre le 12 et le 19 mai, augmentant de 6 €/t en rendu Bordeaux, sa place de référence. Et ce, dans le sillage des contrats à terme maïs sur Euronext et le CBOT. Le maïs a bénéficié du repli des surfaces françaises semées en maïs de 7,6 % sur un an et de 3,3 % sur la moyenne quinquennale, selon Agreste. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 6 au 12 mai, les semis du maïs pour la récolte 2025 sont passées de 79 % à 90 % (70 % l'an dernier à pareille époque). Les conditions de culture « bonnes à très bonnes » du maïs pour la récolte 2025 sont passées de 91 % à 88 % (89 % en récolte 2024).

Grandes cultures : recul de la sole du maïs grain en 2025 

Quelque 1,48 million d’hectares (Mha) de maïs grain seraient cultivés en France en 2025, une superficie en baisse d’environ 8 % sur un an après la forte hausse de l’an dernier, selon la dernière note de conjoncture mensuelle d’Agreste dédiée aux grandes cultures. Lors de la campagne précédente, les conditions climatiques défavorables s’étaient en effet traduites par des reports des cultures d’hiver sur celles de printemps ou d’été, contrairement à cette année. 

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

Rédaction Réussir

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