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Les accouveurs demandent une compensation équilibrée des coûts d’ovosexage

Les accouveurs proposent un mode de calcul pondéré de la base de la compensation de l'ovosexage par poussin. L'accord doit être trouvé au sein de la filière d'ici la fin du mois.

Louis Perrault, président du SNA et Segolene Guerrucci, directrice au SPACE
Louis Perraud, président du SNA et Segolene Guerrucci, directrice au SPACE
© Yanne Boloh

« L’ovosexage est obligatoire. Nous devons obtenir un accord validé avant la fin du mois pour que, début décembre, les couvoirs sachent à qui facturer » pose Louis Perrault, actuel président du SNA qui laissera sa place lors de la prochaine AG de la structure, le 27 septembre.

Lire aussi : « La GMS veut-elle revenir au broyage des poussins mâles ? »

Les accouveurs demandent une compensation équilibrée de leurs coûts

 « Les accouveurs étaient déficitaires durant le premier accord. De plus l’accouvage Français a perdu toute sa capacité d’exportation car le décret impose l’ovosexage pour toutes les poules nées en France ce qui constitue une distorsion de concurrence en doublant quasiment le prix des poussins. Ils demandent naturellement que leurs coûts soient compensés de façon équilibrée dans le second accord » résume Ségolène Guerrucci, directrice du SNA (syndicat national des accouveurs) lors du Space de Rennes. 

 « L’accouvage Français a perdu toute sa capacité d’exportation » 

La base de la compensation ovosexage reste à définir

Si les négociations semblent avancer pour une solution en deux étapes avec une certaine continuité de l’accord actuel pour un an, si la distribution revient sur son refus de poursuivre les modalités actuelles, et l’intégration du coût de l’ovosexage dans le coût du poussin à partir de décembre 2025, il reste de nombreuses questions. La base de la compensation reste notamment à définir. Ainsi, le coût de l’ovosexage est de 0,92€ par poussin si l’on retient la moyenne pondérée par le volume des 5 couvoirs français et de 0,88€ pour le moins coûteux des 5. Avec une moyenne de 1,2€ dans le reste de l’UE, la France reste la moins chère pour cette prestation.

« Nous avons fournis les coûts précis à FranceAgriMer. La différence est liée à la technologie et à l’organisation du couvoir » souligne Louis Perrault. « La moyenne pondérée par le volume nous semble la valeur la plus logique » complète Ségolène Guerrucci.

« Comment seront accompagnés les éleveurs ? »

Après 2025, les accouveurs s’inquiètent de la capacité des éleveurs à financer un quasi doublement de leur besoin de trésorerie lorsque le coût de l’ovosexage sera intégré à celui des poussins. « Comment seront accompagnés les éleveurs, est ce que les banques vont ouvrir de telles lignes de crédit ? » s’interroge la directrice du SNA.

 

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