Aller au contenu principal

Les abattages de gros bovins chutent, les prix se reprennent

Les abattages de vaches reculent fortement, mais ceux de jeunes bovins sont bien plus dynamiques. Les prix des animaux se redressent à l’approche de la rentrée.

vaches dans un pré
Les abattages de vaches allaitantes continuent de chuter cet été
© Virginie Pinson

Ce sont près de 9 700 vaches de moins qu’un an plus tôt qui ont été abattues en juillet dernier, selon les données d’Agreste. Les abattages de vaches allaitantes ont notamment reculé de 11,6 %, tandis que ceux de vaches laitières étaient inférieurs de 4,2 % à leur niveau de l’an dernier. Toutes les catégories d’animaux sont concernées par la baisse, hormis les jeunes bovins mâles de 8 à 24 mois dont les abattages se sont un peu redressés en juillet (+4,8 %), ce qui permet à peine de stabiliser la production en cumul sur les sept premiers mois de l’année (+0,5 %). La tendance baissière observée en juillet est restée la même en août. Selon les premières remontées Normabev communiquées par Interbev, les abattages de vaches viande ont chuté de 13,5 % et ceux de mixtes et laitières de 22 % en cumul sur les semaines 31 à 34. Les abattages de jeunes bovins progressaient de 11 %, la baisse globale étant chiffrée à -9,9 %.

Les prix rejoignent leur niveau de l’an dernier

Du côté des cotations des bovins, la tendance est à la reprise, après le creux estival. A 5,15 €/kg en semaine 34, le prix moyen pondéré des bovins a gagné 7 centimes en trois semaines et retrouve son niveau de l’an dernier, même période. La vache R reste 3,4 % au-dessus de son cours de la semaine 34 de 2022. Les prix de la vache O et le JB sont en revanche respectivement 2,6  % et 1,4 % sous leur niveau de l’an dernier.  La demande était très dynamique en vaches laitières pour préparer la rentrée, les cours des allaitantes se montraient fermes et même les JB Viande se reprenaient après 11 semaines de baisse, dans un contexte européen peu fourni.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio