Légumes d’industrie : le Cénaldi anticipe les négociations 2020

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Luc Desbuquois, président du Cénaldi. Crédits : © DR

« Nous avons pris la décision d’anticiper de quelques mois les négociations 2020. L’idée étant de les terminer fin janvier 2020 pour que la transformation puisse les répercuter dans ses négociations avec la grande distribution », explique Luc Desbuquois, président du Cénaldi, association nationale des organisations de producteurs (OP) de légumes de plein champ à destination de l’industrie. « L’annonce a été faite lors de notre assemblée générale (le 20 juin à Paris, ndlr) devant des représentants des ministères, poursuit-il, les industriels ont trouvé la logique imparable ». L’AOP compte dix-neuf organisations adhérentes représentant 4 020 producteurs pour 68 500 hectares semés de légumes, 808 200 tonnes récoltées pour un chiffre d’affaires de 191 millions d’euros.

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Des OP ayant recours à la contractualisation écrite depuis de nombreuses années et « s’inscrivant donc parfaitement dans la loi Egalim », selon Luc Desbuquois qui évoque des négociations difficiles sur les prix avec l’industrie depuis plusieurs années. Le Cénaldi a dressé le 20 juin le résultat d’une campagne 2018 « économique moyenne », sauf pour le pois, où elle s’est révélée « très mauvaise du fait de la négociation compliquée des prix et de rendements en baisse face aux excès climatiques », commente son président. Si globalement la récolte de légumes d’industrie a baissé de 1,7 %, les volumes en pois ont reculé de 17 % par rapport aux volumes contractualisés. Pour la campagne 2019, l’AOP table sur 65 300 hectares semés, en baisse de 5 % par rapport aux réalisations de 2018, avec notamment un recul de 8 % en Nord-Picardie-Centre et de 7 % dans le Sud-Ouest, pour une production de 835 900 tonnes de légumes en hausse de 3 % par rapport aux réalisations de 2018 avec des rendements en baisse pour les pois et salsifis.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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