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L’Éco-Score fait son entrée sur les étiquettes des aliments

Un collectif de six acteurs de l’alimentation, dont Yuka et Open Food Facts, a officiellement lancé son propre Éco-Score le 7 janvier 2021. Une initiative privée qui aimerait bien devenir le futur Nutri-Score de l’environnement.

Un collectif de dix acteurs de l’alimentation, dont Yuka, Open Food Facts, Eco2 Initiative et Etiquettable, La Fourche, Scanup, pour ne citer qu’eux, a lancé son Éco-Score le 7 janvier 2021 afin de permettre à tout un chacun de comprendre en un clin d’oeil l’impact environnemental d’un produit. Le collectif a souhaité proposer une méthodologie transparente, collaborative et indépendante et de la rendre disponible aux consommateurs qui utilisent ses services afin d’en faire la référence de l’affichage environnemental. Ce lancement s’inscrit dans le cadre de l’expérimentation lancée par le ministère de la Transition écologique, coordonnée par l’Ademe et l’Inrae et plébiscitée par la Convention citoyenne. Si le collectif se dit pour l’instant totalement indépendant, il ne cache pas son souhait qu’à terme les différents labels, dont celui du gouvernement prévu fin 2021 dans le cade de la loi Économie circulaire, convergent. « L’objectif est bien que les labels existants convergent pour qu’il n’y ait plus qu’un seul Éco-Score au final, mais pour l’instant nous n’en sommes pas là », souligne François Martin, cofondateur de Yuka.

Des bonus-malus pour pallier les limites de l’ACV

Après deux ans de travail, ce projet arrive à un moment propice. L’idée de l’affichage environnementale avait notamment été proposée dans le cadre de la Convention citoyenne. Il s’agit donc d’un indicateur des conséquences de l’alimentation sur l’environnement. Les produits sont notés de A à E. Les impacts environnementaux de la production, du transport et de la fabrication des emballages sont calculés à partir de la base public Agribalyse. Éco-Score complète ce score sur 100 par un bonus-malus de -15 à +20 points en fonction de la recyclabilité des emballages, de la présence de labels, du pays de provenance des ingrédients ou encore de la saisonnalité des aliments. La base de données Agribalyse est portée par l’Ademe et l’Inrae depuis dix ans, et porte essentiellement sur l’analyse du cycle de vie (ACV) des produits.

La fraise sous serre chauffée notée C

Conscient des limites de cette analyse, notamment en ce qui concerne la non-prise en compte du carbone dans le sol (pour la viande) ou des zones de biodiversité (notamment pour le bio) ou, au contraire, une prise en compte à améliorer de la consommation d’eau ou des effets des pesticides, le collectif Éco-Score propose ainsi de rajouter des bonus aux labels biologiques ou label Rouge par exemple. Ainsi, le riz indien se retrouve avec un Éco-Score B, alors que le riz AB français est noté A. La fraise sous serre chauffée est notée C, alors que les fraises françaises conventionnelles, et espagnoles et françaises AB affichent un A. Autre exemple, les œufs en cage sont notés C, alors que les œufs AB français sont notés A ou les œufs AB hors UE arborent un B. Quant au poulet, le bio français affiche un B, mais on retombe en D pour les poulets standards élevés en cage, et en C pour le label Rouge France ou le bio hors UE.

La Fourche, premier distributeur en ligne à afficher l’Éco-Score

Magasin bio en ligne, La Fourche a lancé une première expérimentation d’un affichage environnemental en proposant un affichage du score carbone sur l’ensemble de son catalogue en 2019. Ce score carbone va désormais laisser la place à l’Éco-Score, à la création duquel le distributeur a contribué. Il a été calculé sur les 2 243 produits alimentaires du catalogue à date. « Nous souhaitons ainsi donner aux décideurs tous les arguments pour choisir cette méthodologie au détriment de celles poussées par des lobbies foncièrement opposés à un affichage environnemental », indique Lucas Lefebvre, cofondateur de La Fourche.

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