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Léa Nature structure des filières pour préserver la production

Outre la moutarde, les produits énergivores tels que les légumes surgelés et les produits à base de concentré comme les tomates sont les principaux produits en tension pour le service achats du groupe Léa Nature.

Mickaël Labbé, directeur achats et plan industriel et commercial de Compagnie Léa Nature.
Mickaël Labbé, directeur achats et plan industriel et commercial de Compagnie Léa Nature.
© Léa Nature

Quand les prix du conventionnel rattrapent ceux du bio, la tentation d’abandonner une production pour l’autre est grande. Le blé dur, les légumes (petits pois…) et les légumineuses (lentilles…) pourraient être dans ce cas et reste un point de vigilance pour Léa Nature. La moutarde est dans une autre situation. Tout comme dans le conventionnel, la pénurie de graines de moutarde bio est criante. « Pour l’instant, nous maintenons notre taux de service, car nous avons décidé de limiter les commandes à ce qui est prévu et une étude est réalisée au cas par cas avant d’accepter toutes demandes de volumes additionnels », explique Mickaël Labbé, directeur achats et plan industriel et commercial de Compagnie Léa Nature.

« Pour préserver la production française tout en limitant les risques de pénurie et d’inflation à court et moyen terme, nous engageons jusqu’à 5 % de notre résultat net par an pour structurer des filières, comme c’est le cas, par exemple, pour nos filières françaises mises en place sur le blé dur et les pommes », ajoute-t-il.

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