Aller au contenu principal

Le roquefort ne veut pas du Nutri-Score

La Confédération générale du Roquefort prend la parole au travers d'un manifeste. Inquiète, la filière demande aux pouvoirs publics l'exemption du Nutri-score pour les fromages AOP et IGP. Sébastien Vignette, secrétaire général de la confédération, nous explique pourquoi.

Sébastien Vignette, secrétaire général de la Confédération générale du roquefort.
Sébastien Vignette, secrétaire général de la Confédération générale du roquefort.
© CGR

LMH : Pourquoi vous ne voulez pas du Nutri-Score sur le roquefort ?

Sébastien Vignette : Nous ne sommes pas contre dans l’absolu. Il peut faire sens sur des produits ultra-transformés, mais il est un contresens pour nos AOP et IGP fromagères. Il est totalement inadapté, car il ne prend pas en compte les atouts santé de nos fromages. Il ne parle pas des bénéfices du lait cru par exemple, des micro-nutriments, etc. Il ne dit rien de l’ultra-transformation de certains produits qui peuvent afficher un Nutri-score A ou B, alors que nos fromages peu transformés vont devoir afficher un Nutri-Score E.

LMH : Comment comptez-vous faire pour en être exempté ?

S. V. : Pour le moment, le Nutri-Score est volontaire, mais on sait que la France veut le porter au niveau européen et le rendre obligatoire quand elle aura la présidence de l’UE en 2022. Nous ne voulons pas une application aveugle de cet algorithme. Nous comptons interpeller et faire parler du sujet, avec le soutien d’élus locaux et parlementaires. Nous interpellons les ministres de l’Agriculture et de la Santé. On lance une campagne de communication digitale avec la publication d’un manifeste. On veut porter le message que nos fromages de qualité sont moins bien traités que d’autres produits transformés. Et ce message, on le porte aussi pour les autres filières AOP. L’exemption est la seule solution.

Les plus lus

usine
Canicule : « on constate des mortalités de +1000 % sur la volaille, +200 % en porc, +45 % en bovins » en Normandie et Pays-de-la-Loire

La vague de chaleur qui frappe la France a des conséquences sévères sur la mortalité en élevage, notamment en volaille. Gilles…

camion bétailler au port
Bovins vivants : « explosion des exportations de l’Amérique du Sud vers la Méditerranée »

Les échanges mondiaux de bovins vivants sont dynamiques, mais se sont nettement reconfigurés ces dernières années. Ce aux…

Œufs : la forte mortalité en poules pondeuses inquiète les opérateurs

L’évolution des prix des œufs français, au 25 juin 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

viande en usine
Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025

Les données de l’Observatoire des prix et des marges indiquent un niveau de marge brute historiquement bas pour l’abattage-…

poules dehors en élevage
Canicule : 500 à 700 000 poules pondeuses perdues, des conséquences à moyen terme en œufs 

Les premières estimations du CNPO sont à une perte de 1 à 1,5 % du cheptel. Tous les modes d’élevage ont été touchés. Les…

Poulailler Label Rouge d’un éleveur de poulets « Les fermes de Janzé »
Volaille : « nous sommes prêts à accueillir une hausse de 25 % de la production »

Abattoirs, coopératives, l’ensemble des acteurs de la filière sont prêts à augmenter en capacité de production pour répondre à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio