Le prix du porc gagne 1,3 centime en France
Le cours du porc progresse cette semaine en France, après plusieurs semaines de stabilité. Les éleveurs restent demandeurs de plus de hausses pour renouer avec la rentabilité.
Le cours du porc progresse cette semaine en France, après plusieurs semaines de stabilité. Les éleveurs restent demandeurs de plus de hausses pour renouer avec la rentabilité.
Ce jeudi, le cours du porc repart à la hausse, gagnant 1,3 centime pour s’établir à 1,433 €/kg, après trois semaines de stabilité. Les enchères en cette deuxième séance de la semaine ont été très contrastées, indique le Marché du porc Français.
Des enchères serrées à Plérin
Certains acheteurs se sont positionnés à la hausse de 2 centimes, tandis que d’autres ont préféré reconduire les niveaux de la séance précédente. Selon Julien Ligneau, analyste au MPF, cette disparité pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs : « l’allègement des poids, les récentes évolutions des prix européens, notamment en Espagne, ainsi qu’un niveau de consommation dynamique en porc ». Avec l’installation du printemps et des températures plus estivales, les conditions sont favorables au démarrage de la saison des grillades.
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Les éleveurs attendent plus de hausses
Le prix du porc reste néanmoins inférieur de 20 % à son niveau d’il y a un an. Cette montée du cours, qui est la deuxième de l’année, intervient également après plusieurs semaines de revendications de l’amont de la filière porcine, portées notamment par la FNP. Ces derniers demandent depuis des prix plus favorables à la rémunération des éleveurs, qui continuent de vendre à perte leurs porcs aux abattoirs. Dans le contexte actuel marqué par la hausse des coûts de l’énergie et du transport, les inquiétudes persistent quant à la pérennité des élevages porcins.
Les poids des porcs à l’abattage se rapprochent de 2025
Sur la zone Uniporc, l’activité a été réduite à quatre jours cette semaine en raison du lundi de Pâques. Toutefois le rythme des abattages se maintient au niveau de la semaine passée et les poids se rapprochent des niveaux de 2025.