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Le prix du porc chute en France, bientôt suivi par le reste de l’UE ?

Si la France était la seule à voir sa référence baisser cette semaine, en parallèle le marché européen du porc donne de nets signaux de faiblesse en ce début août.

Evolution du prix du porc 56 TMP à Plérin, en euros le kg.
Evolution du prix du porc 56 TMP à Plérin, en euros le kg. En rouge : 2024, en violet : 2023, en orange : 2022
© Les Marchés

5 centimes de baisse, le prix du porc 56 TMP établie sur le Marché du porc français a accusé le coup jeudi à Plérin. Si l’orientation baissière n’était pas une surprise après un premier repli lundi, l’ampleur de la baisse a néanmoins pu étonner. Mais les abattoirs sont catégoriques, ils n’ont pas de gros besoins, faute de demande. Si la météo pluvieuse n’a pas été propice aux barbecues au début de l’été, la vague de chaleur n’est pas non plus favorable à la consommation. Et la consommation des Français reste marquée par les nouvelles habitudes adoptées pour faire face à l’inflation.  De plus, les abattoirs se disent pris en étau alors que le marché de la viande est à la peine, et se plaignent de leurs marges réduites.

Un marché du porc européen très calme

Si la demande intérieure n’est pas au rendez-vous, la demande export n’est pas non plus rayonnante. Comme les exportations vers les pays tiers étaient plutôt molles ces derniers mois, les stocks communautaires sont remplis et les besoins estivaux de nos voisins facilement satisfaits dans ce contexte. 

Prix du porc stable en Allemagne, en baisse aux Pays-Bas

D’ailleurs le marché européen montre peu de dynamisme. En Allemagne, les abattoirs ont fait pression sur les prix, sans succès cette semaine car la référence a été reconduite, mais la baisse française pourrait leur donner des arguments supplémentaires. D’autant plus que le prix Vion a aussi perdu 5 centimes aux Pays-Bas. En Espagne, là encore, les prix étaient difficilement maintenus, mais ils sont tout de même restés stables simplement car les fortes chaleurs pèsent sur l’offre. 

Inquiétude face à la PPA

Enfin le Marché du porc français relaie l’inquiétude de la profession face aux nouveaux cas de peste porcine.  On compte ainsi trois nouveaux foyers en Allemagne, ce qui porte à 5 le nombre d’élevages infectés dans le Land de Hesse. En Italie du nord, alors que les cas chez des sangliers se multipliaient ces dernières semaines, c’est dorénavant un cas en élevage qui a été déclaré. Les services de l’État français appellent à la plus grande vigilance.  

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