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Le prix du filet de bœuf bat un record pour les fêtes de fin d’année

Le filet de bœuf gagne des adeptes pour les repas de fêtes de fin d’année. Comme l’offre est très peu disponible, les prix décollent cette année.

filet de boeuf présenté sur une ardoise
Malgré la hausse des prix, la demande est forte en filet de boeuf, notamment de race allaitante
© Jakob Trost

44 €/kg, c’est le prix moyen pour les grossistes du filet de bœuf français en cette seconde quinzaine de décembre, selon la cotation des viandes piécées sous vide établie deux fois par mois par Les Marchés

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Cotation filet de boeuf

La hausse des prix des bovins est diversement répercutée

C’est 3,7 % de plus que l’an dernier. Une hausse somme toute très limitée puisque, dans le même temps, la cotation entrée abattoir de la vache U de race à viande a bondi de 29 %. Pour les abattoirs, l’équation est complexe, répercuter la flambée des prix des bovins sur l’ensemble des pièces de la carcasse, sans amener les plus onéreuses au-dessus d’un seuil prohibitif. C’est ainsi que d’autres pièces progressent davantage, comme le jarret et le collier (+17 % en un an tous les deux), la tende de tranche (+14 %) et la tranche grasse (+15 %). La bavette a bifteck fait aussi partie des pièces pour lesquelles les grossistes essaient de limiter l’inflation (+7 %).

Lire aussi : Bœuf et veau sous label : « ça met en confiance »

La viande de bœuf origine UE coûte aussi plus cher

À Rungis, le prix du filet de bœuf semi-paré origine UE dépasse, ce début décembre, de 10 % son niveau de l’an dernier même période. Les prix vont encore augmenter cette semaine, période où la demande sera la plus forte de l’année. Là encore, la hausse est un peu moins sensible que sur la bavette d’aloyau, qui dépasse début décembre de 22 % son niveau d’un an plus tôt. 

Lire aussi : Comment le bœuf argentin gagne les boucheries de France

Le filet de bœuf est recherché pour les fêtes

La demande en filet de bœuf est traditionnellement plus forte pour les fêtes de fin d’année mais la tendance se renforce ces derniers temps. Certains morceaux de viande rouge, moins consommés en cours d’année pour des raisons budgétaires, deviennent pour une partie des ménages une alternative aux volailles festives. Et avec la taille des familles qui se réduit, passer au bœuf est plus pertinent qu’un chapon. Le calendrier est aussi en faveur du bœuf, puisque Noël tombant un jeudi, il y aura de nombreux repas festifs le week-end du 27/28 décembre, pour lesquels certains foyers voudront changer de la volaille. 

La viande de vache allaitante plébiscitée

La demande en catégoriel se porte en particulier sur les filets issus du cheptel allaitant, avec une recherche de qualité et de plaisir pour l’occasion, confie un opérateur de la viande. Or les disponibilités sont particulièrement réduites cette année avec des abattages en retrait. Selon les remontées d’Interbev, les abattages de vaches allaitantes de la semaine 49 se situaient 7 % sous leur niveau de l’an dernier. 

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