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Le prix du colza perd 27 €/t sur la semaine avec les premières pluies

Les prix du soja ont fortement progressé dans le monde cette semaine (premières coupes en France). Le colza en France a en revanche perdu beaucoup de terrain, avec des pluies qui ont enfin permis le début des semis. La géopolitique a énormément pesé (entre conflit au Moyen-Orient et violence des frappes dans celui opposant l’Ukraine et la Russie, notamment sur des infrastructures agricoles dans les ports) et une météorologie difficile (entre sécheresse et orages). Le tournesol a gagné quelques euros/tonne sur la semaine. 

un graphique avec une courbe, sur fond de grains de colza, soja et tournesol
Comment ont évolué les prix des oléoprotéagineux ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les cours du colza ont nettement reculé  

Les cours du colza sur Euronext ont nettement reculé sur la période allant du 17 au 24 août 2026 sur Euronext, passant de 549,50 €/t à 522,50 €/t sur l’échéance de novembre (- 27 €/t). Celle de février 2027, désormais la deuxième plus active, a clôturé la semaine à 524,75 €/t. Même phénomène en colza Fob Moselle (- 22 €/t à 549 €/t) pour la période octobre novembre. Les bons potentiels de rendement sur le soja états-unien annoncés cette semaine lors du Pro Farmer Crop Tour, le recul des prix du pétrole sur la fin de semaine considérée et enfin les pluies apparues en France, ayant permis les premiers semis, ont poussé les opérateurs du marché à être moins acheteurs que les semaines précédentes. A surveiller cependant : les premières levées après des semis encore partiels et effectués dans des conditions difficiles. 

 Lire aussi : Soja français et sécheresse 2026 : le rendement déjà bien dégradé va dépendre des averses dans les prochains jours

Des prix du tournesol en légère hausse en France 

Le prix du tournesol oléique en rendu Saint-Nazaire, sa place de référence sur le marché physique français, ont un peu progressé pour la semaine allant du 17 au 24 août 2026, à 587,50 €/t (+ 2,50 €/t). Du côté international, la difficulté est toujours aussi grande pour la zone mer Noire à expédier des marchandises (l’Ukraine est un des plus gros exportateurs d’huile de tournesol) en raison des frappes très violentes entre la Russie et l’Ukraine, notamment sur les infrastructures portuaires. En France, on commence les premières coupes, avec des conditions de culture qui n’augurent rien de très bon. Le marché est par ailleurs assez calme : peu d’offre et des acheteurs qui ne sont pas prêts à payer les prix affichés. Agreste a rappelé, le lundi 27 juillet, que la sole hexagonale était supérieure de 13,6 % à celle de l’an passé. 

Les cours du soja ont augmenté cette semaine 

À Chicago, les cours du soja sur le CBOT ont progressé entre le 17 et le 24 août 2026, passant de 1 209,25 cts$/boisseau à 1 224,25 cts$/boisseau sur l’échéance de novembre 2026, la plus traitée. Celle du mois d’août est close depuis le 14 août. Les termes de janvier et mars 2027 sont désormais les deuxième et troisième échéances les plus traitées sur le marché : ils ont tous deux clôturé également en hausse sur la semaine. Les trois échéances les plus rapprochées cotent au-dessus du seuil des 1 200 cts$/boiss. cette semaine. Les acheteurs reviennent sur le marché et les Chinois continuent d’acheter l’origine US tout en acquérant quand même de gros volumes en origine Brésil. Les Chinois ont procédé à plusieurs ventes aux enchères stockés dans le pays pour faire de la place dans les silos afin d’accueillir de nouveaux volumes récemment achetés ou à venir. La hausse des prix du pétrole a aussi soutenu le marché. Les conditions de culture bonnes à excellentes se sont encore dégradées, encore d’un point, la semaine passée selon l’USDA. L’immense majorité des sojas en sont au stade de remplissage des gousses.

Marché très calme en protéagineux 

Sur le marché physique français, les pois et les féveroles fourragers ne sont pas cotés sur la semaine du 17 au 24 août 2026.Le marché est très calme. La production n’est pas attendue pléthorique cette année et les agriculteurs ont tendance à conserver leur récolte pour la transformer à la ferme.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

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