Aller au contenu principal

Le prix du blé victime de la baisse du dollar engendrée par Donald Trump

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre et du maïs ont régressé sur le marché physique français entre le 3 et le 10 mars 2025, alors que l’orge fourragère progressait légèrement. 

Blé tendre : régression des prix

Les prix du blé tendre français ont perdu du terrain entre le 3 et le 10 mars, à l’image d’Euronext. La guerre commerciale lancée par Donald Trump contre la Chine, le Mexique et le Canada a largement bouleversé les marchés mondiaux. L’effondrement du dollar a entraîné un renforcement de l’euro, ce qui pénalise les origines européennes sur les marchés mondiaux. Et ce, même si les exportations de blé de la Russie et de l’Ukraine sur le mois de février s’affichaient en net retrait. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 25 février au 3 mars, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” du blé tendre pour la récolte 2025 sont passées de 73 % à 74 % (68 % en récolte 2024).   

Blé dur : stabilité des cours

Les prix du blé dur sur le marché physique français n'ont pas évolué entre le 3 et le 10 mars, sur un marché calme. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine 25 février au 3 mars, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” du blé dur pour la récolte 2025 sont stables à 82 % (73 % en récolte 2024). Les semis ont progressé de 90 % à 93 % (92 % en récolte 2024 et 95 % sur la moyenne quinquennale).

Orge de mouture : cotations en hausse

Les prix de l'orge fourragère sur le marché physique français ont légèrement progressé entre le 3 et le 10 mars, à l’image du blé tendre. La fièvre aphteuse en Allemagne joue en faveur de l’approvisionnement du Maroc en orge française. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine 25 février au 3 mars, les conditions de culture "bonnes à très bonnes” de l’orge d’hiver pour la récolte 2025 sont passées de 69 % à 70 % (69 % en récolte 2024). 

Orges de brasserie : tendance baissière

Les prix des orges de brasserie sur le marché physique français ont suivi une tendance plutôt baissière en variétés d'hiver et de printemps entre le 3 et le 10 mars, de façon plus marquée en variétés de printemps qu'en variétés d'hiver, et ce, toutes récoltes confondues. Le marché de première main est léthargique. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine 25 février au 3 mars, les semis de l’orge de printemps pour la récolte 2025 sont passés de 56 % à 65 % (28 % en récolte 2024 et 24 % sur la moyenne quinquennale). 

Maïs : pertes tarifaires

Les cotations du maïs sur le marché physique français ont quelque peu régressé entre le 3 et le 10 mars, alors que ses contrats sur Euronext et le CBOT ont progressé. À l’annonce par Donald Trump de droits douanes sur les importations en provenance de Chine, cette dernière a imposé des taxes de 15 % sur le maïs états-unien. À court terme, la Chine devrait pouvoir substituer sans problème les flux états-uniens par du maïs brésilien, d’autant qu’elle était peu présente aux achats. Concernant le marché français, on note une certaine activité à l’export pour la fin de campagne à destination de l’Espagne et du Benelux, selon la lettre hebdomadaire de l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs).

 

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio