Le prix du blé baisse avec les discussions en Ukraine, celui du maïs reste ferme
Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et de l’orge de brasserie ont reculé sur le marché physique français entre le 31 août et le 7 septembre 2026, ceux du blé dur et du maïs ont progressé dans le même temps.
Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et de l’orge de brasserie ont reculé sur le marché physique français entre le 31 août et le 7 septembre 2026, ceux du blé dur et du maïs ont progressé dans le même temps.
Les prix du blé tendre ont reculé avec les négociations en Ukraine
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 14 septembre 2026, à 239 €/t sur la période octobre-décembre, perdant 8,50 €/t par rapport au 7 septembre 2026, dans le sillage des marchés à terme d'Euronext (- 8,75 €/t, à 240,50 €/t sur l’échéance décembre 2026) et du CBOT (- 12 cts$/boisseau à 722 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). Le marché a réagi tout particulièrement aux échanges qui ont eu lieu entre des émissaires états-uniens et les présidents de l’Ukraine et de la Russie pour trouver un accord de paix ou une trêve avant Noël. Néanmoins, de grosses difficultés logistiques existent toujours en mer Noire et en mer d’Azov.
Hausse de la production mondiale de blé
Dans son rapport Wasde de vendredi sur l’offre et la demande mondiales agricoles, l’USDA a revu à la hausse la production mondiale de blé, désormais estimée à 822,4 Mt contre 819,3 Mt en août. La production australienne est désormais évaluée à 31 Mt, contre 28 Mt en août et 29,9 Mt selon l’Abares au début du mois de septembre. La production canadienne est quant à elle portée à 36 Mt contre 35 Mt précédemment, grâce à des conditions météorologiques plus favorables qu’anticipé.
Le blé dur a renchéri, les agriculteurs faisant de la rétention
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 14 septembre 2026, à 283 €/t sur la période octobre-décembre, gagnant 13 €/t par rapport au 7 septembre 2026. Certains acheteurs se positionnent, notamment italiens et espagnols, mais les agriculteurs font de la rétention. Cependant, au Canada, une récolte importante est attendue.
Les cours de l’orge fourragère ont reculé, suscitant l’intérêt de la nutrition animale
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 14 septembre 2026, à 215 €/t sur la période octobre-décembre 2026, cédant 14 €/t par rapport au 7 septembre 2026. Sur ces niveaux de prix, les fabricants d'aliments pour animaux se repositionnent pour l’intégrer en formulation.
L’orge de brasserie dépérit, dans le sillage des céréales à paille
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence sur le marché physique français, ont reculé, s’établissant le 14 septembre 2026 à 225 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 237 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période janvier-juin 2027, perdant respectivement 6,50 €/t et 4,50 €/t par rapport au 7 septembre 2026. Et ce, dans le sillage des céréales à paille.
Les cotations du maïs français se sont raffermies
Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait le 14 septembre 2026 à 270,50 €/t sur octobre-décembre 2026, gagnant 1,50 €/t par rapport au 7 septembre 2026. Et ce, alors que les contrats maïs sur les marchés à terme ont reculé : -5,50 €/t à 262,50 €/t pour l’échéance novembre 2026 sur Euronext et -3,50 cts$/boisseau à 533,25 cts$/boisseau pour l’échéance décembre 2026 sur le CBOT. Les affaires traitées correspondent à des achats de dépannage. En France, la récolte de maïs commence tout juste. Selon Céré’Obs, en semaine 36 (du 1er au 7 septembre 2026), la récolte de maïs en France est réalisée à hauteur de 9 % (contre 3 % la semaine dernière et 2 % l’an dernier à dates).
L’USDA a revu à la hausse les stocks mondiaux de maïs de fin de campagne 2025-2026 de 2,55 Mt, à 301,4 Mt, ce qui a pesé sur les cours. La production de maïs aux États-Unis a été revue à la baisse à 15,8 milliards de boisseaux (402,3 Mt) contre 16,013 milliards de boisseaux (406,75 Mt) estimés en août. Cette révision s’explique par un rendement moyen désormais estimé à 178,5 boisseaux par acre, contre 180,7 boisseaux par acre précédemment.
La pression acheteur se renforce en pailles et fourrages
Les prix n'évoluent pas d'une semaine sur l'autre en paille mais la pression acheteur est toujours là face à une demande qui se raréfie. En foin et fourrage, les prix atteignent parfois des niveaux défiants l'entendement. On rapporte des montants pour des balles rondes en foin de prairie approchant les 500 €, en France, payées par des acheteurs venus de Suisse. A terme, le risque est bien réel de ne pas disposer de marchandises de façon suffisante pour honorer toutes les demandes. En Comité du foin de Crau, des prix apparaissent pour la première fois en troisième coupe.