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Le prix de l’agneau a retrouvé son niveau d’avant-Pâques

Le prix de l’agneau baisse en France depuis la fin avril où il avait culminé pour le Ramadan. La tendance est aussi baissière en Europe, mais au Royaume-Uni l’heure de la stabilité semble arriver. 

courbe de la cotation de l'agneau
La cotation de l'agneau est restée stable en semaine 30
© Les Marchés

A 9,20 €/kg, le prix moyen pondéré (PMP) des agneaux français calculé par FranceAgriMer s’affichait, en semaine 30, 5,1 % sous son record historique de la fin avril. Il n’en reste pas moins 13 % au-dessus de son niveau de l’an dernier, même date toujours à des records pour la période. Les prix des agneaux étaient déjà élevés en début d’année, la faiblesse de l’offre et un calendrier qui a fait se jouxter Pâques et le Ramadan ont contribué à alimenter leur ascension

Une production d’agneau en recul

1,443 million d’agneaux ont été abattus sur les 5 premiers mois de l’année, selon Agreste. C’est 3,5 % de moins qu’un an plus tôt et surtout 11,8 % de moins que la moyenne des années 2019-2023. 

Lire aussi : Pour sauver son AOP « Agneau Prés-Salés du Mont-Saint-Michel », la Normandie compte sur Rungis

Des importations de viande ovine en retrait

Au repli de la production s’ajoute le retrait des importations d’agneaux vivants, de 11 % sur les cinq premiers mois de l’année, selon l’Idele, car l’Espagne se concentre vers le Maroc. 

Dans le même temps, les importations de viande ovine ne prennent pas le relai puisqu’elles ont reculé de 5 % sur janvier-mai, toujours selon l’Idele. L’origine Nouvelle-Zélande progresse (+8 %) mais ne compense pas les baisses britanniques (-8 %) et irlandaises (-14 %) en lien avec la baisse de la production outre-Manche. 

Le disponible recule ainsi de -7% /2023 et de -13% comparé à la moyenne 2015-2019

Le disponible recule ainsi de -7% /2023 et de -13% comparé à la moyenne 2015-2019, conclut ainsi l’Idele expliquant la baisse de consommation.

La baisse des prix des agneaux s’arrête au Royaume-Uni

Après avoir dégringolé de 28 % entre mi-mai et mi-juillet, le prix des agneaux britanniques s’est très légèrement redressé le 20 juillet. A noter que les prix des premiers mois de l’année étaient si élevés, faute d’offre, que leur chute les a simplement ramenés à leur niveau d’un an plus tôt. Selon AHDB les abattages britanniques restent en retard de 9,4 % comparé à l’année précédente. Les analystes britanniques tablent sur une certaines stabilité ces prochaines semaines si la qualité des agneaux se maintient. A plus long terme, ils s’attendent à un retour de l’offre au troisième trimestre.

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