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Cotations
Le marché des gros bovins plafonne toujours

Pas de mouvement sur le marché des gros bovins au mois de juin, les prix demeurent à des niveaux records.

© Virginie Pinson

Peu d’offre, peu de demande et une grande prudence que ce soit de la part des acheteurs ou des vendeurs, voilà qui peut résumer le marché des gros bovins tout au long du mois de juin. Les prix se sont dans l’ensemble stabilisés à des plafonds historiquement élevés. Ainsi à 5,14 €/kg en semaine 25, le prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir se situe 36 % au-dessus de son niveau de l’an dernier, même date.

Ce sont surtout les animaux de qualité inférieure qui tirent cette cotation puisque la vache lait P affiche une hausse annuelle de 55 % et le JB lait O de 46 %, tandis que les vaches Viande R et U n’ont progressé respectivement que de 27 % et la vache U de 17 %. Les cotations de cette dernière tendent d’ailleurs à s’effriter dans un contexte de consommation décevante sur les pièces nobles, alors que la demande en haché et en minerai pour la transformation ne faiblit pas.

Amont et aval inquiets

Le JB Viande R a de son côté gagné 35 % en un an, mais l’accalmie du marché européen se transmet dorénavant au marché français. Pour l’amont, la situation reste compliquée car toutes ces hausses ne couvrent pas pour autant les prix de production. Pour l’aval, la période est inquiétante car dans un contexte économique inflationniste, la hausse des prix de la viande pourrait bien se traduire par un brusque décrochage de la consommation.

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