Le conflit au Moyen-Orient tire les cours du maïs sur les marchés mondiaux
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Alors que le conflit au Moyen-Orient se poursuit, les cours des céréales connaissent des fortunes diverses sur le marché physique français, entre le 9 et le 16 mars 2026 : cette semaine, petite baisse pour le blé mais légère progression pour le maïs et les orges fourragères.
Les prix du blé tendre ont cédé un peu de terrain, sur un marché très volatil
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 16 mars 2026, à 19 0€/t sur la période février-mars, cédant 3 €/t sur la semaine. Le recul était moins fort sur le CBOT (-0,75 cts$/boisseau sur l’échéance mai, celle de mars étant close). Les cours du blé sur Euronext ont quant à eux plutôt progressé, les opérateurs travaillant désormais majoritairement l’échéance de mai (à 207,25 €/t sur l’échéance mai). En ancienne comme en nouvelle récolte, le marché n’est guère actif. Les acteurs ont beaucoup fait le dos rond pendant cette semaine de très forte volatilité en raison des annonces et contre-annonces faites dans le cadre du conflit au Moyen-Orient. L’essentiel des opérations tournent autour d’opportunités de marché sur des petits volumes.
Les cotations du blé dur n’ont pas évolué
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, valait, le 16 mars 2026, 240 €/t sur la période février-mars, stable d’une semaine sur l’autre. Les acheteurs recherchent des prix beaucoup plus bas que ceux proposés par les vendeurs.
Les cours de l’orge fourragère ont gagné du terrain
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 16 mars 2026, 196 €/t sur la période février-mars, progressant de 4 2t sur la semaine. Sur le portuaire, de petits contrats se traitent mais il n’y a quasiment plus de volumes à vendre. Les primes sont plutôt en baisse, davantage en orge fourragère qu’en blé tendre. Quelques prix apparaissent en nouvelle récolte.
Les cotations de l’orge de brasserie ont légèrement reculé
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 16 mars, à 190 /t en Faro (variété d’hiver) et à 190 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période février-juin, à l’identique de la semaine dernière. Tous les cours sont marqués en nominal en l’absence d’activités commerciales significatives. Le marché est quasi à l’arrêt.
Les cotations du maïs ont progressé, sur un marché qui suit le prix des engrais de près
Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élevait, le 16 mars 2026, à 203,50 €/t sur la période février-mars, grapillant 3,50 €/t sur la semaine, dans le sillage du marché à terme d’Euronext (+ 0,75 €/t sur l’échéance mars) Celui du CBOT progressait (+16,50 cts$/boisseau sur l’échéance juin). Le conflit au Moyen-Orient pose clairement la question des approvisionnements en engrais pour les cultures de printemps. L’espoir de voir les biocarburants apparaître comme un recours par rapport au pétrole en cas de difficultés prolongées liées aux expéditions en provenance du golfe persique, pousse aussi les cours vers le haut. Il se travaille encore un peu d’export en intracommunautaire au départ de la France, en particulier sur le bassin du Rhin.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.