Le conflit au Moyen-Orient perturbe toujours les marchés céréaliers mondiaux
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Alors que le conflit au Moyen-Orient s'intensifie, les cours des céréales ont évolué de façon disparate sur le marché physique français, entre le 16 et le 23 mars 2026 : cette semaine, hausse tarifaire en blé mais baisse en maïs et orges fourragères, voire stabilité en blé dur.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain sur le marché physique
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 23 mars 2026, à 192,50 €/t sur la période mars-juin, gagnant 2,50 €/t sur la semaine. En revanche, les cours du blé ont régressé sur Euronext, à 202,25 €/t sur la période mai (-5 €/t), et sur le CBOT, à 587,75 cts$/boisseau sur l’échéance mai (-9,50 cts$/boisseau). Des questionnements sur la durée de la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences sur le prix du pétrole, la paire euro-dollar et les coûts du fret persistent. Selon Céré’Obs, en semaine 11 (du 10 au 16 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre se sont stabilisées à 84 % pour la récolte 2026 (contre 74 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du blé dur n’ont pas évolué
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, valait, le 23 mars 2026, 240 €/t sur la période mars-juin, stable d’une semaine sur l’autre. L’activité est au point mort sur les deux récoltes. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 11 (du 10 au 16 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 80 % concernant la récolte 2025). Le stade “semis” est passé de 96 % à 98 % pour la récolte 2026 (contre 97 % pour la récolte 2025 et 98 % en moyenne quinquennale).
Les cours de l’orge fourragère ont perdu du terrain
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 23 mars 2026, 190 €/t sur la période février-mars, cédant de 6 €/t sur la semaine. On note un tout petit intérêt dans certaines régions pour la nouvelle campagne. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 11 (du 10 au 16 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 70 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie en hausse
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 23 mars, à 190 /t en Faro (variété d’hiver) et à 191 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période mars-juin, respectivement stable et en hausse de 1 €/t sur la semaine. Le marché est quasi à l’arrêt et sans visibilité. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 11 (du 10 au 16 mars 2026), le stade “semis” est passé de 87 % à 95 % pour la récolte 2026 (contre 56 % pour la récolte 2025 et 49 % en moyenne quinquennale).
Les cotations du maïs ont reculé sur le physique
Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élevait, le 23 mars 2026, à 200 €/t sur la période mars-juin, perdant 3,50 €/t sur la semaine. En revanche, les cours du maïs ont progressé sur Euronext, à 209 €/t sur la période juin (+0,50 €/t), et sur le CBOT, à 459,50 cts$/boisseau sur l’échéance mai (+5,50 cts$/boisseau), soutenus par le renchérissement du pétrole et une demande européenne solide. L’espoir de voir les biocarburants apparaître comme un recours au pétrole pousse aussi les cours vers le haut. Dans la perspective de prix d’engrais élevés en lien avec le conflit au Moyen-Orient, les producteurs réfléchissent à une possible substitution du maïs par du soja, du tournesol ou de la jachère.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.