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L’avis de l’Agence bio
« Le boom de la consommation bio doit profiter à l’agriculture française », selon Laure Verdeau de l’Agence bio

Laure Verdeau, directrice de l'Agence bio. © Agence Bio
Laure Verdeau, directrice de l'Agence bio.
© Agence Bio

Les Marchés Hebdo : Avec votre arrivée en tant que directrice en janvier, vers quelles missions particulières se dirige l’Agence bio ?

Laure Verdeau : La priorité est d’accompagner et de répondre à la demande croissante des consommateurs pour les produits bio. Nous devons en être capables pour que le boom de la consommation profite à l’agriculture française. Notre mission est de participer et d'accompagner la constitution de filières biologiques afin de ne pas répondre à cette hausse par l’augmentation des importations de produits bio. Dans le cadre du programme France Relance, nous avons reçu des fonds supplémentaires pour cette mission : le Fonds Avenir Bio, d’un total de 13 millions d’euros et qui concerne tous les acteurs des filières de l’amont à l’aval. L’aide ne peut dépasser 1,2 million par projet, et peut être couplée à d’autres aides de tout genre. Nous choisissons les projets les plus fédérateurs, pour toutes filières agroalimentaires confondues. Nous avons reçu des dossiers concernant la farine, les fromages, les crèmes desserts, les arômes, la bière, les tomates, les yaourts… Une centaine de dossiers sont aujourd’hui clôturés, une quarantaine d’autres le seront bientôt.

LMH : Vous attendez-vous à la réception d’autres dossiers à étudier dans le cadre de ce programme ?

L.V. : L’appel à projets est ouvert jusqu’à la fin de l’année, donc nous espérons en recevoir d’autres, oui. Nous allons annoncer les premiers lauréats des projets que nous jugeons comme étant les meilleurs. Nous espérons que cela encouragera d’autres acteurs à se lancer. Nous discutons avec de nombreux acteurs financeurs tels que des banques comme le Crédit agricole, les plateformes de crowdfunding telles que Miimosa, des fonds, etc. Ces gens veulent avoir la meilleure influence possible sur l’agriculture française. Ils nous défient et apportent un regard neuf sur les projets évalués.

LMH : Le développement de la production bio paraît d’autant plus important avec la loi Egalim qui va entrer en vigueur et imposer 20 % de bio dans les collectivités…

L.V. : Tout à fait ! La restauration collective achète aujourd’hui pour 389 millions d’euros de produits bio, ce qui représente entre 5 et 6 % du total. Passer à 20 % nous ouvre un marché important, c’est un signal très encourageant envoyé aux agriculteurs. D’autant plus que les agriculteurs qui se convertissent au bio restent dans ce mode de production. Cette loi va également encourager de nombreuses PME à sauter le pas et produire du bio.

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