Le blé tendre gagne 35 €/t sur la semaine, l’orge fourragère 12,50 €/t
Alors que la guerre au Moyen-Orient semblait sur le point de reprendre, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs français, dans une moindre mesure, ont progressé entre le 8 et le 18 mai 2026 sur le marché physique français.
Alors que la guerre au Moyen-Orient semblait sur le point de reprendre, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs français, dans une moindre mesure, ont progressé entre le 8 et le 18 mai 2026 sur le marché physique français.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain, sur un marché très volatil
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 18 mai 2026, à 219 €/t sur la période juillet-septembre, gagnant 35 €/t sur la semaine (passage de l’ancienne à la nouvelle récolte), dans le sillage d'Euronext (-25,75 €/t avec clôture de l’échéance mai, à 213,25 €/t sur la période juillet) et du CBOT (+57 cts$/boisseau avec changement d’échéance, à 664,50 cts$/boisseau sur l’échéance juillet). Les exportations de l’UE à 27 atteignent les 20,5 Mt au 10 mai sur 2025-2026, soit 1,5 Mt de plus qu'il y a un an. Selon Céré’Obs, en semaine 19 (du 5 au 11 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre se sont stabilisées à 80 % (contre 73 % en 2025).
Les cours du blé dur n’ont pas bougé
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 18 mai 2026, à 250 €/t sur la période mai-juin, stable sur la semaine. Le dernier rapport du CIC fait état d’une offre mondiale 2026 en hausse de 1,8 Mt, à 47,4 Mt, avec des stocks de début de campagne en nette hausse versus une production stable. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 19 (du 5 au 11 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont stabilisées à 71 % pour la récolte 2026 (contre 77 % concernant la récolte 2025).
Les cours de l’orge fourragère ont progressé avec le blé tendre
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, n’était toujours pas cotée, le 18 mai 2026. En rendu Pontivy-Guingamp, son prix s’élevait à 208,50 €/t sur la période juillet-septembre, gagnant 12,50 €/t sur la semaine, en sympathie avec le blé tendre. Il ne se fait plus rien en ancienne récolte. Il existe très peu de demande sur la nouvelle récolte, en raison des variations fortes des cours à la hausse sur le marché à terme Euronext. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 19 (du 5 au 11 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver se sont stabilisées à 76 % pour la récolte 2026 (contre 68 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie ont augmenté, dans le sillage des autres céréales
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 18 mai, à 207,50 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 223,50 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre-mars, en hausse de respectivement 4 €/t et 2,50 €/t d'une semaine sur l’autre. Le marché est peu actif en cette semaine tronquée par le pont de l'Ascension. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 19 (du 5 au 11 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps sont passées de 85 % à 86 % pour la récolte 2026 (contre 81 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du maïs prises en étau entre un Euronext baissier et un CBOT haussier
Sur le marché physique français, le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, est de nouveau coté, à 202 €/t sur la période mai-juin. Son prix en rendu La Pallice s’établit, le 18 mai 2026, à 202 €/t sur la période avril-juin, gagnant 1 €/t sur la semaine, avec un Euronext en baisse (-1 €/t, à 210,50 €/t sur la période juin) et un CBOT haussier (+20,75 cts$/boisseau avec clôture de l’échéance mai, à 477 cts$/boisseau sur l’échéance juillet). La sole hexagonale de maïs grain entre 2025 et 2026 perd 10,9 %, à 1,38 Mha, selon Agreste. Selon Céré’Obs, en semaine 19 (du 5 au 11 mai 2026), les semis de maïs pour la récolte 2026 sont passés de 86 % à 95 % de la sole estimée (contre 88 % concernant la récolte 2025).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.