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Ingrédients
L’amidonnerie, fleuron français, vise la relance

Le secteur français de l’amidonnerie fournit d’indispensables matières premières à des secteurs clés de l’industrie européenne. Il participe à la décarbonation et à l’essor des protéines végétales.

Les ingrédients issus de l'amidonnerie s'emploient dans la cuisine industrielle et domestique. © Cargill
Les ingrédients issus de l'amidonnerie s'emploient dans la cuisine industrielle et domestique.
© Cargill

Quatre industriels – Roquette, ADM, Cargill et Tereos – transforment dans le nord de la France des céréales, des pommes de terre et du pois en différents ingrédients : amidons et fécules (réserves énergétiques des graines) et produits d’hydrolyse de l’amidon, ainsi que gluten (protéines du blé), protéines de pois, fibres insolubles, huile de maïs et autres coproduits. Les usines françaises sont celles qui transforment en Europe le plus d’amidon en maltodextrines, sirop de glucose, polyols, fibres solubles… Leurs ventes se réalisent à parts presque égales dans les domaines alimentaire et non alimentaire. Les produits de l’amidonnerie servent à toutes les préparations alimentaires domestiques ou industrielles (voir graphique) : pâtisserie, boulangerie, entremets et glaces, conserves de fruits et confitures, confiserie, charcuterie, plats cuisinés, brasserie et boissons, aliments pour animaux. Leurs débouchés non alimentaires sont moins variés : papeterie, carton ondulé, industries pharmaceutique et chimique et, dans de moindres mesures, les textiles et le bâtiment.

Les trois quarts du chiffre d'affaires à l’exportation

Première d’Europe, l’amidonnerie française approvisionne massivement les autres pays européens et réalise les trois quarts de son chiffre d’affaires à l’exportation. Elle a enregistré en 2019 plus de la moitié de son chiffre d’affaires de plus de 3,1 milliards d’euros dans l’UE (Royaume-Uni compris jusqu’en 2019). Ses premiers clients du marché communautaire sont l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Italie et l’Espagne. Elle a réalisé, de source douanière, environ 15 % de ce chiffre d’affaires dans des pays tiers. Ses principales destinations hors UE sont le Royaume-Uni (à compter de 2020), la Norvège, les États-Unis et le Canada, la Suisse. Elle exporte aussi ses spécialités au Japon et Corée du Sud, en Russie, en Chine, en Turquie.

L’Usipa défend le ferroviaire

Ces dernières années, les ventes de maltodextrines et de gluten ont progressé au détriment du glucose. C’est le reflet de l’expansion des entremets et crèmes glacées, de la brasserie, du carton ondulé (au gré du e-commerce), des industries pharmaceutique et chimique et de la tendance à manger moins sucré.

En assemblée générale de l’Union des syndicats des industries des produits amylacés et de leurs dérivés (Usipa) le 30 septembre, l’industrie amidonnière a confirmé sa motivation pour le plan de relance et la décarbonation. La crise déclenchée par la Covid-19 induit environ 22 % de perte de chiffre d’affaires, a estimé l’Usipa en visioconférence de presse avant l’assemblée générale. Les usines ont pu produire et fournir les clients grâce à une forte mobilisation, l’ouverture de sillons de fret ferroviaire et des surcoûts de transport routier.

L’Usipa œuvre pour maintenir et développer le réseau ferroviaire, notamment les lignes capillaires par lesquelles les usines s’approvisionnent. « On ne peut que saluer le plan de relance », a déclaré Marie-Laure Empinet, président de l’Usipa en conférence de presse, trouvant cependant que « 100 millions d’euros pour les protéines végétales, c’est relativement maigre ».

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