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La restauration rapide reste en croissance, quel impact sur les filières alimentaires ?

La restauration rapide continue sa progression. Elle se transforme, se segmente en différents niveaux de qualité, y compris premium. De nouvelles habitudes de consommation que les fournisseurs de l’agroalimentaire doivent prendre en compte. 

un wrap au jambon et au fromage, zoomé
Le secteur de la restauration rapide comprend 52 000 établissements et 320 000 salariés
© Généré par IA

+ 6 % de croissance entre 2023 et 2024 à 32 milliards de chiffre d’affaires. Le secteur de la restauration rapide (52 000 établissements et 320 000 salariés) ne connait pas la crise. La restauration rapide est partout où il y a des flux de consommateurs. Dans les centres-villes, les gares et aéroports, les galeries des centres commerciaux. « Il y a même de plus de plus en plus de boulangeries qui vendent des sandwiches et plats à emporter », explique Esther Kalinji, déléguée générale du Syndicat national de la restauration rapide (SNARR). Elle s’exprimait le 25 novembre lors d’une conférence à Cesson-Sévigné près de Rennes dans le cadre des assises nationales de l’agriculture et de l’alimentation organisées par Ouest-France. 

Lire aussi : L’apéritif moteur du snacking en France  

L’innovation, clé du snacking

Le boost du secteur concerne aussi un industriel comme Daunat (groupe Norac), spécialisé dans la fabrication « de solutions repas individuels », dixit son Pdg Frédéric Oriol (il réserve le terme snacking à ses clients professionnels). Sur tous les circuits de distribution où il est présent, Daunat affiche une insolente croissance annuelle de 5 à 8 % depuis le Covid. Sa marque est reconnue par le consommateur. À tel point qu’en « grande et moyenne surface, on observe que la part de marques de distributeurs a reculé ces dernières années, passant de 50 à 30 %, poursuit Frédéric Oriol. Pour une raison simple : les marques ont les innovations que les MMD n’ont pas. » Car la restauration rapide monte progressivement en gamme, du moins se segmente. 

 «Les marques ont les innovations que les MMD n’ont pas. »

L’amont doit s’adapter aux besoins de la restauration

L’institut technique des filières céréales à paille Arvalis est sollicité par des industriels de la restauration rapide cherchant à définir des farines « capables de s’adapter à process de pétrissage vif et pouvant intégrer des ingrédients sucrés », explique Christine Bar, cheffe du service qualité et valorisation de l’institut technique. « Les enseignes de la restauration rapide signent aussi des accords avec la profession, notamment sur la qualité de la viande hachée », précise Esther Kalinji. Cette montée en gamme accompagnée d’une revalorisation des prix peut permettre de couvrir au moins partie de la hausse des charges auxquels ont été confrontés les acteurs de la restauration rapide.

Lire aussi : Alimentaire : comment consomme la Gen Z ? 

Une montée en gamme de la restauration rapide

Elle est surtout le signe d’une forme de premiumisation de la restauration rapide, du moins d’une segmentation plus marquée. Témoin, la chaine de restauration rapide Ty-Vorn (Rennes) qui fait de la sandwicherie à partir d’ingrédients achetés dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres. Son dirigeant Paul Ruello l’assure : « les clients reviennent, quitte à payer plus cher qu’ailleurs »

« Les clients reviennent, quitte à payer plus cher qu’ailleurs »

Cependant il faut toujours avoir le prix le plus juste. Daunat en sait en quelque chose. « Il y a clairement un prix barrière, souligne Frédéric Oriol. En passant le prix de notre « club gourmand » de 1,80 euro à 2,10 euros, nous avons perdu 40 % de ventes ».

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