Aller au contenu principal

Certification
La norme Iso 22000 version 2018 attendue en juin

La nouvelle version de la norme internationale Iso 22000, dédiée au management de la sécurité des aliments, devrait être publiée en juin prochain. L’Afnor a fait le point le 15 janvier dernier. Compte rendu.

L'accessibilité aux PME, l'un des objectifs de la révision de la norme Iso 22000.
© DR

Pour préparer les acteurs de l’agroalimentaire à la version 2018 de la norme Iso 22000, l’Afnor a organisé un séminaire en ligne (webinar) le 15 janvier dernier sur le sujet. Animateur du séminaire, l’expert de l’Afnor Olivier Boutou est revenu sur les étapes de la révision de cette norme, dédiée au management de la sécurité des aliments, et aux modifications dans la majorité des cas actées. Mise en place en octobre 2005, la norme Iso 22000 n’avait jamais été modifiée depuis. En cela, elle affiche « un record de longévité » dans les normes Iso, selon Olivier Boutou. Parmi les enjeux de la révision lancée en 2015, la simplification de la documentation et l’accessibilité aux petites entreprises étaient les principaux.

Après une enquête publique réalisée en France entre juin et juillet 2017, une centaine de commentaires éditoriaux comme techniques ont été remis au comité international. « En tout, au niveau mondial, il y a eu 650 commentaires, les principaux étaient d’ordre techniques », précise Olivier Boutou. Désormais, un vote doit avoir lieu en février sur la version FDIS pour une publication finale prévue en juin prochain. Pour l’expert d’Afnor, il y a de forte probabilité que le texte de la version FDIS ne soit pas modifié. « Il est donc souhaitable de travailler dès sa publication fin février sur cette version », indique-t-il.

Structure universelle

Parmi les modifications, la norme arborera une structure commune aux autres normes, à l’instar de l’Iso 9001 ou de l’Iso 14001. Cette structure universelle devrait permettre de faciliter l’intégration de plusieurs normes de système de management au sein d’une même entreprise. « La nouvelle version de l’Iso 22000 adoptera la même structure commune (high level structure) que toutes les autres normes Iso de système de management », selon l’Afnor. Par ailleurs, elle introduit une nouvelle notion : une approche fondée sur le risque et opportunités.

La révision va introduire les risques

La nouvelle norme inclura désormais une notion de risque et opportunités. « C’est un point de vigilance, car jusqu’à présent la norme n'analysait que les dangers sanitaires. La révision va introduire les risques, à savoir les effets d’incertitudes qui pèsent sur les atteintes des objectifs généraux. Les entreprises devront prendre en compte les risques et opportunités associés aux objectifs et les dangers liés aux produits », explique Olivier Boutou. L’objectif poursuivi étant de permettre à l’entreprise d’améliorer ses performances globales, tant au niveau management qu'au niveau opérationnel. Enfin, le chapitre concernant la communication externe interactive avec les parties prenantes a été renforcé, en vue d’une amélioration au sein de la chaîne alimentaire.

Est-il question de « Food Fraud » et de « Food Defense » ?

À l’occasion du lancement de la révision de la norme Iso 22000, il a été question d’introduire les notions de « Food Fraud » et de « Food Defense ». Il n’en sera rien. Olivier Boutou l’a confirmé lors du séminaire : « L’Iso 22000 restera sur la sécurité des aliments. Les sujets de “Food Fraud” et de “Food Defense” ont été évoqués, mais il n’y aura aucune exigence de mettre en place des études sur ces sujets-là. Cela reste volontaire si l’entreprise souhaitait rajouter ses aspects à sa norme Iso 22000 », indique l’expert Afnor. En revanche, la version 4 du FSSC 22000 publiée en 2017 a introduit deux nouveaux chapitres dédiés à ces sujets. Ils exigent la mise en œuvre d’un plan de prévention pour les risques de malveillance et d'un plan de maîtrise du risque de fraudes pour toute la chaîne de production. Ces exigences sont désormais obligatoires.

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

douanier chinois devant son ordinateur
Taxes chinoises sur les produits laitiers : quels montants par entreprises, quels impacts pour la France ?

La Chine applique à partir de ce jour des droits de douane supplémentaires et provisoires sur les produits laitiers européens…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio