La France importe moins de lapin depuis les pays étrangers. Pour autant, la production ne reprend pas. Au contraire, la consommation continue de s’effondrer.
Si les importations françaises de lapin reculent c’est parce que la consommationcontinue de s’éroder. En GMS, les achats des ménages ont reculé de 16,1 % selon l’Itavi d’après Kantar World Panel pour FranceAgriMer. Les baisses les plus marquées concernent le râble (-30,3 %), l’entier (-18,9 %) ou encore la cuisse (-18,2 %). Pour l’ensemble de ces pièces, les prix ont connu des hausses entre 0,1 et 6,5 %. Exception en gigolette, le prix a baissé de 3,5 % et les volumes ont pris 7,4 %. L’entier reste le segment le plus acheté (47,6 %).
En vingt ans, la consommation est passée d’un peu plus de 800 gr/an/hab (2005) à 310 gr/an/hab (2024).
Hausse des exportations et du solde commercial en lapin
La production de lapin est, en partie, destinée à l'exportation. Vers notre principal client, nos envois ont augmenté de 29 % d’après l’Itavi d’après DNSCE. Ils sont en baisse vers les Etats-Unis (-37 %) mais il ne s’agit que de notre neuvième partenaire. Au cours des trois premiers trimestres, les exportations françaises de lapin ont progressé de 9,7 % tandis que les importations françaises ont baissé de 9,7 %. De fait, le solde commercial s’est amélioré de 27,7 %.