Aller au contenu principal

La filière navet confit tente de rajeunir sa cible

Légume traditionnel alsacien, le navet salé ou navet confit cherche à ne pas se faire oublier en s’inscrivant dans les nouveaux modes de consommation. Explications.

Le packaging de 1 kg est commun aux trois choucroutiers qui produisent des navets confits.
© C. Reibel

Faible en calories, très digeste, riche en fibres et en oligoéléments : le navet confit a tout pour plaire. Il mise sur ce type d’arguments et des recettes pour recruter de nouveaux consommateurs. Le navet confit se prépare aujourd’hui sous forme de ravioles, de tapas, de millefeuilles, de nems ou de tartes. Il accompagne des poissons comme le sandre ou le saumon. Il s’écarte des habitudes gastronomiques de la région où la tradition l’associe à des viandes fumées à l’instar de la choucroute. Comme elle, le navet se prépare en étant lavé, débité, additionné de 1,6 % de sel et mis à fermenter en mode anaérobie de 15 à 30 jours en fonction de la température. Et se présente sous la forme de filaments à base carrée d’environ 4 mm de côté.

De début octobre à fin mars, le navet confit est un complément de gamme pour les Ets Ades à Krautergersheim, Choucrouterie Claude à Chavannes-sur-l’Étang et Speisser à Geispolsheim, les trois choucrouteries alsaciennes qui transforment annuellement 1 000 t de matières premières en vue d’obtenir entre 300 et 350 t de produits finis. Les producteurs ont adapté leur conditionnement. Au seau de 10 litres toujours destiné aux bouchers-charcutiers, se sont ajoutés les pots de navets cuisinés à la graisse d’oie de 500 grammes et de 1 kilogramme vendus au rayon libre-service. Depuis trois ans, les choucroutiers utilisent un packaging commun.

Pascal Claude, gérant de la choucrouterie familiale, élabore depuis deux ans des tartes aux navets salés, lardons et oignons. « Les produits prêts à l’emploi gagnent du terrain. Ils pèsent désormais 30 % de mes ventes annuelles », constate-t-il. L’interprofession des fruits et légumes accompagne le mouvement en éditant une brochure comportant treize recettes.

Les plus lus

Terrains de stockage et troupeaux au Brésil
Viande bovine : la Rabobank prévoit une baisse de la production mais s’inquiète de la demande en 2026

Les prévisions de la Rabobank sont à une poursuite de la baisse de l’offre mondiale de viande bovine, et une hausse des prix…

Mamie au supermarché
7 marqueurs de l’alimentation des seniors d’aujourd’hui

Les habitudes alimentaires des Français de plus de 65 ans ou plus ont évolué avec le changement générationnel. Ces dernières…

usine
Canicule : « on constate des mortalités de +1000 % sur la volaille, +200 % en porc, +45 % en bovins » en Normandie et Pays-de-la-Loire

La vague de chaleur qui frappe la France a des conséquences sévères sur la mortalité en élevage, notamment en volaille. Gilles…

Javier Prida
Œufs : Le premier quota d’ovoproduits réservé au Mercosur rempli sur le champ par une seule entreprise

La firme argentine Ovoprot a fourni en quelques jours le premier quota détaxé d’ovoproduits attribué au Mercosur dans le cadre…

carte de la chine avec des produits laitiers
Produits laitiers : « le secteur chinois veut aller vers des produits à plus forte valeur ajoutée, en concurrence avec les importations »

Le déséquilibre sur le marché du lait en Chine se traduit sur les entreprises agricoles du pays, mais aussi sur les échanges.…

Œufs : la forte mortalité en poules pondeuses inquiète les opérateurs

L’évolution des prix des œufs français, au 25 juin 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio