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La filière emballage tourne à plein régime

Les entreprises d’emballages agroalimentaires ont répondu présent lors du pic de consommation avant confinement et parviennent à maintenir la cadence, aidées par la fermeture des cafés-hôtels-restaurants. Les prix restent les mêmes, mais le transport est plus onéreux.

Certaines références d'emballage sont sous-utilisées, d'autres sont surutilisées. © DR
Certaines références d'emballage sont sous-utilisées, d'autres sont surutilisées.
© DR

Malgré certaines difficultés rencontrées par différents acteurs, la filière emballage tourne à plein régime et se montre capable de répondre à la demande en dents de scie des sociétés agroalimentaires. Il n’y a pas de fermetures de sites de production d’emballage, « à l’exception de quelques PME » dans le secteur du carton ondulé, indique Kareen Desbouis, déléguée générale de Carton Ondulé de France. La filière carton ondulé a connu une hausse de 20 à 30 % de ses volumes de production à la suite de la demande de ses clients lors du pic de consommation en GMS avant le confinement.

Avec des flux néanmoins « hachés, liés à la consommation très variable de ces derniers temps. Certaines industries en ont profité pour se faire un stock d’emballage qu’elles n’auraient pas fait en temps normal », précise Kareen Desbouis. L’approvisionnement en carton recyclé est toutefois touché par la fermeture de certains centres de récupération, compensé par un travail accru avec les fédérations de récupérateurs. Pour la filière canette, aucun problème de fournitures à signaler puisque les livreurs d’acier et d’aluminium n’ont plus à approvisionner les entreprises du secteur automobile.

« La production d’emballages se maintient globalement, mais le secteur doit être très agile dans le traitement des commandes. Certaines références sont sous-utilisées, d’autres sont surutilisées », explique Gérard Mathieu, directeur marketing et innovations de Smurfit Kappa. La situation diffère pour les fabricants de verre et de canettes, concernés par la fermeture des restaurants et des bars. « Les consommateurs ne font pas de stocks de produits de type boisson. Le pic d’achat en GMS n’a pas compensé la baisse liée à la fermeture du réseau café-hôtel-restaurant », affirme Sylvain Jungfer, délégué général de La Boîte Boisson.

Les contrats sécurisent le maintien des prix

Certaines sociétés y voient une opportunité : « Nous n’avons plus à produire d’emballages pour les liaisons froides des cuisines centrales pour les restaurants collectifs. Nous récupérons ainsi des capacités de production pour des produits à destination des GMS. À ce jour, nous n’avons refusé aucune commande et pouvons même encore monter notre capacité, moyennant une revalorisation salariale de notre main-d’œuvre », souligne Benoît Hébert, directeur général de Herplast.

Les entreprises d’emballages maintiennent leurs tarifs, « la matière première n’ayant pas connu d’évolution », selon Benoît Hébert. « Les contrats sur l’année entre les différents acteurs sécurisent le maintien des prix », assure Sylvain Jungfer. « Les prix ont grimpé du côté des transporteurs, mais c’est normal, car lors des retours, les camions sont vides », affirme Benoît Hébert.

Une reprise à anticiper

« Anticiper la reprise sera un défi », annonce Sylvain Jungfer. Deux types de scénarios se dessinent pour les entreprises d’emballages : l’arrêt du confinement entraînera un nouveau pic de consommation d’importance encore inconnue ou le redémarrage se refera petit à petit. « Pour l’instant, nous avons une visibilité de 8 jours au maximum, pas sur le long terme », conclut Gérard Mathieu.

Assouplissement des conditions d’affichage

« La DGCCRF est prête à assouplir les conditions d’affichage au niveau du marquage des produits sur l’étiquette, à condition de mentionner les allergènes », affirme Benoît Hébert, directeur général de Herplast. Cette évolution de la réglementation diminuera le stress de certains opérateurs, notamment au niveau de l’approvisionnement en emballages plastique issus de la technologie IML (In Mould Labelling) qui imprime directement l’étiquette sur le contenant (par opposition à l’étiquette adhésive).

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