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La faiblesse des prix du café inquiète

Les prix du café sont restés stables sur la semaine dans un marché sans entrain. Les investisseurs attendent des récoltes abondantes au Brésil comme au Vietnam et ils ne voient pas de raison d’arrêter de parier sur une baisse des cours. Mais les analystes de Rabobank estiment que la faiblesse des prix du robusta ne se justifie pas tout à fait. Le phénomène météo La Nina s’est déjà achevé, ce qui devrait diminuer les averses sur le Vietnam. La bonne récolte de robusta attendue pourrait donc décevoir. Par ailleurs, la faiblesse des prix va commencer à rendre la vie difficile aux agriculteurs et pourrait peser sur l’offre dans le futur. Or la consommation est tonique. La croissance est ainsi impressionnante sur le marché sud-coréen, qui a triplé en dix ans et où la consommation moyenne atteint désormais 1,6 tasse de café par habitant et par jour.

Les prix du cacao, qui avaient atteint la semaine précédente leur plus haut niveau depuis un an et demi, ont repris leur souffle sur la semaine. La récolte de mi-saison en Côte d’Ivoire pourrait tomber à 400 000 t, soit une baisse de 23 %. Les inquiétudes sur la récolte de mi-saison, en volume comme en qualité, reflètent les craintes que les fermiers n’ont pas pu assez investir dans leurs champs en raison de la chute des prix en 2016.

À l’inverse du cacao, le sucre s’est ressaisi sur la semaine. Pourtant, la crainte d’une récolte surabondante à travers le monde a été renforcée par les données de l’Association indienne des raffineries de sucre (ISMA), qui estime que la production dans le pays a atteint 25,8 millions de tonnes au 15 mars. L’Inde va devoir exporter 2 millions de tonnes cette saison et entre 4 et 5 millions la saison prochaine. C’est une épine dans le pied du gouvernement, qui a suspendu la taxe de 20 % sur les exportations pour doper ses expéditions. Devant l’abondance de sucre disponible sur le marché, il est probable que les prix baissent encore avant de se ressaisir.

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