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Les cours du colza, tournesol et soja progressent sous l’impulsion de la demande internationale et locale

Comment ont évolué les prix des oléagineux ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du colza, du soja et du tournesol.

un graphique avec une courbe, sur fond de grains de colza, soja et tournesol
Comment ont évolué les prix des oléoprotéagineux ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les cours du colza sur Euronext ont gagné 9,75 €/t, à 482,25 €/t, sur l’échéance de février, sur la période allant du 19 au 26 janvier 2026 alors que ceux du FOB Moselle, sa place de référence sur le marché physique français ont progressé de 8,50 €/t à 478 €/t sur la même période. La tonne de colza sur Euronext a engrangé plus de 30 € depuis le début de l’année. L’activité est toujours positive, avec une demande qui progresse moins vite que la semaine passée cependant. Les opérations en intracommunautaire et en prix spot animent le marché. La perspective d’une reprise des exportations de canola canadien vers la Chine joue également en faveur d’une hausse des graines oléagineuses. 

La raréfaction des disponibilités fait grimper le prix du tournesol

En tournesol, les prix ont légèrement progressé sur la semaine allant du 19 au 26 janvier, de 5 €/t, à 645 €/t en rendu Saint-Nazaire, sa place de référence. Des affaires de fond de tiroirs ont été rapportées un peu partout en France. Mais les difficultés au départ d’Ukraine, et des tensions d’approvisionnement dans ce pays et aussi en Europe en général, ont aidé à une certaine dynamique des prix. Ces tensions valent aussi sur l’huile de tournesol sur ces deux zones. 

Les difficultés de production au Brésil et en Argentine font progresser le prix du soja

À Chicago, les cours du soja sur le CBOT ont progressé entre le 19 et le 26 janvier 2026, avec un gain de 4 cts$/boiss. sur l’échéance de mars, nouvelle échéance de référence, à 1 061,75 cts$/boiss. Les annonces se sont multipliées pendant la période considérée pour démontrer que le programme d’achat par la Chine en origine US, portant sur 12 Mt et à réaliser avant la fin février, était proche d’être accompli, en termes de réservation. Il faudra désormais surveiller de près les départs de bateaux pour comptabiliser de façon effective et concrète la vraie réalité de ces achats. Quelques annulations chinoises ont été rapportées. Le soja brésilien demeure très compétitif et la récolte a bien démarré désormais, même si l’on note quelques retards logistiques (manque de camions entre les champs et les ports sur la nouvelle récolte) et une météo défavorable pendant quelques jours. Les opérateurs surveillent aussi la situation en Argentine, où la sécheresse demeure très forte même si des pluies  sont apparues. Les cotations du soja tricolore ont perdu du terrain sur l’Est de la France (de -10 €/t à -15 €/t, alors qu’ils se maintiennent tant bien que mal dans le Sud-Ouest. Le marché est inerte. 

Activité limitée en pois fourrager

Les marchés ne sont guère animés en pois et féverole. Les cotations des deux produits cèdent 3,50 €/t sur Pontivy et retrouvent une cotation en départ Marne. Des pois fourrager se traitent au départ de l'Est pour la Belgique. En pois jaune, il n'y a quasiment pas de marché. Les prix théoriques perdent cependant 15 €/t cette semaine. 

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

Rédaction Réussir

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