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Produits de la mer : la criée des Sables d’Olonne a doublé de surface

Le projet Vendée Pêche d’extension et modernisation de la halle à marée a mobilisé un investissement global de 12 millions d’euros.

Plus de 170 bateaux apportent leur pêche à la criée des Sables d’Olonne.
© Thierry Goussin

Finalisée en juillet 2021, l’extension et modernisation de la criée des Sables d’Olonne (85) n’a toujours pas connu d’inauguration officielle, du fait des incertitudes liées au Covid 19.

Baptisé Vendée Pêche, le projet a mobilisé 12 millions d’euros HT (dont 1,7 M apportés par le Département et 1,5 M par le FEAMP) et nécessité deux ans et demi de travaux pour un doublement de la surface de la halle à marée sur l’emplacement laissé vacant par la destruction des anciens bâtiments frigorifiques Tesson. Il intègre une tour de 1 200 m² de bureaux rassemblant les organisations et services locaux du monde de la pêche.

Au 4ème rang national en valeur

Le projet a été initié en 2017 par la CCI de la Vendée après une décennie de forte progression de l’activité. «Le tonnage débarqué a quasiment doublé entre 2006 et 2016, entraînant un besoin d’espace pour la criée et le mareyage», appuie Sylvain Ravon, le responsable de la halle à marée. Les derniers exercices ont plutôt été marqués par la stabilité, dans un contexte défavorable (baisse des quotas, hausse du prix du carburant, Covid). L’an dernier, 7 400 tonnes ont été débarquées, ce qui place la criée sablaise au 9ème rang national en volume. Avec un chiffre d’affaires de 42,6 millions d’euros, elle se situe à la 4ème place en valeur, du fait de l’importance d’espèces nobles telles la sole ou le bar. Cette pêche est apportée par plus de 170 bateaux, dont 20 % proviennent de ports extérieurs.

Nouveaux acteurs

L’extension de 7 000 m² a permis à des mareyeurs déjà présents, tels Vives Eaux, Mericq ou DS Océan, de se déplacer pour s’agrandir, libérant des espaces pour de nouveaux acteurs, comme La Sablaise par exemple. Un espace de 260 m² a par ailleurs été créé pour permettre aux détaillants de stocker et travailler les produits avant de les vendre sur les étals. Autre nouveauté, une zone dédiée à l’achat à distance (environ 30 % des achats) pour une meilleure gestion des flux. L’extension est par ailleurs dotée de dix quais réfrigérés et, pour se conformer à la réglementation européenne, d’une zone zéro rejet. Du côté des énergies, un système de récupération des calories générées par la production de froid a été implanté.

Dynamiser le mareyage va tirer sur les prix moyens et rendre la criée plus attirante pour d’autres bateaux,
Sylvain Ravon, responsable de la halle à marée

Via cette modernisation extension, la CCI de la Vendée compte sécuriser la filière locale et renforcer l’attractivité de son outil. «La finalité est d’offrir les meilleures conditions possibles aux entreprises pour travailler le produit. Dynamiser le mareyage va tirer sur les prix moyens et rendre la criée plus attirante pour d’autres bateaux», explique Sylvain Ravon.

 

 

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